Construction de la tour fortifiée 1304 (≈ 1304)
Ajout d’un élément défensif majeur.
XVIe siècle
Transformations sous François de Noailles
Transformations sous François de Noailles XVIe siècle (≈ 1650)
Rénovations résidentielles par l’évêque d’Acq.
XVIIe siècle
Restauration du château
Restauration du château XVIIe siècle (≈ 1750)
Modernisation de l’édifice existant.
1774
Construction de l’aile nord
Construction de l’aile nord 1774 (≈ 1774)
Achèvement du plan rectangulaire actuel.
1973
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1973 (≈ 1973)
Protection des façades et décors intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; salle à manger et salon avec eur décor (cad. B 13) : inscription par arrêté du 25 juillet 1973
Personnages clés
François de Noailles - Évêque d’Acq (XVIe siècle)
Commanditaire des transformations majeures du château.
Origine et histoire
Le château des Évêques de Saint-Pandelon trouve ses origines sur un oppidum protohistorique, où une motte castrale fut érigée à l’intérieur d’une enceinte. Ce site stratégique fut ensuite occupé par une construction défensive, témoignant d’une occupation ancienne du lieu. Les premières traces architecturales significatives remontent au XIIe siècle, bien que les sources écrites précises manquent pour cette période.
En 1304, une tour fortifiée est construite, marquant une phase clé de militarisation du site. Les XIVe et XVe siècles voient des aménagements successifs, mais c’est au XVIe siècle, sous l’épiscopat de François de Noailles (évêque d’Acq résidant sur place), que le château subit des transformations majeures. Ces travaux reflètent l’adaptation du bâtiment aux besoins résidentiels et défensifs de l’époque, dans un contexte où les évêques locaux jouent un rôle politique et religieux central.
Au XVIIe siècle, l’édifice est restauré, consolidant sa structure tout en intégrant des éléments de confort. En 1774, une aile nord est ajoutée, achevant l’aspect rectangulaire actuel avec une cour d’honneur centrale. Les communs, situés au nord, et un escalier hélicoïdal desservant le premier étage (faces sud et est) illustrent cette évolution. La tour médiévale, dotée d’un pigeonnier à l’étage, subsiste comme vestige des origines défensives du château.
Classé Monument Historique en 1973, le château protège aujourd’hui ses façades, toitures, ainsi qu’une salle à manger et un salon pour leur décor. Son plan rectangulaire, sa cour et ses éléments défensifs en font un exemple remarquable d’architecture épiscopale transformée au fil des siècles, entre fonction militaire, résidence seigneuriale et symbole de pouvoir ecclésiastique.