Fondation du couvent 1319-1324 (≈ 1322)
Projet lancé en 1319, construction achevée vers 1324.
1569
Destruction par Geoffroy de Vivans
Destruction par Geoffroy de Vivans 1569 (≈ 1569)
Pillage et incendie du couvent.
XVIIe siècle
Reconstruction des bâtiments
Reconstruction des bâtiments XVIIe siècle (≈ 1750)
Restauration après les guerres de Religion.
19 novembre 1910
Classement Monument historique
Classement Monument historique 19 novembre 1910 (≈ 1910)
Protection du clocher comme patrimoine national.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour de la Mairie : classement par arrêté du 19 novembre 1910
Personnages clés
Raymond d'Apremont de Roquecorne - Évêque de Sarlat (1318-1324)
Soutien financier à la fondation.
Geoffroy de Vivans - Chef protestant
Responsable du pillage en 1569.
Père Jean de Réchac - Chroniqueur dominicain
A décrit la destruction de 1569.
Origine et histoire
La Tour de la Mairie de Belvès est l’unique vestige d’un couvent des Frères Prêcheurs (dominicains ou Jacobins), fondé en 1324 à Belvès, en Dordogne. Ce couvent, construit hors des remparts de la ville fortifiée, fut édifié grâce aux dons des nobles locaux et des habitants, sous l’impulsion de Raymond d'Apremont de Roquecorne, alors évêque de Sarlat (1318-1324). Associé à des écoles destinées à la formation théologique et intellectuelle des moines, le couvent devint un centre d’études, bien que son école ait été jugée médiocre par les standards de l’ordre. Les bâtiments subirent de lourds dommages lors de la guerre de Cent Ans, notamment après la prise de Belvès par les troupes anglaises en 1345.
Pendant les guerres de Religion, le couvent fut à plusieurs reprises pillé et incendié, notamment en 1569 par Geoffroy de Vivans, qui détruisit une grande partie des lieux et vola les biens précieux, dont les livres et l’argenterie. Les bâtiments furent reconstruits au XVIIe siècle, mais les écoles, rouvertes après les conflits, fermèrent définitivement en 1790, avec la Révolution. Après le départ des moines, la commune acquit les lieux : l’église, abandonnée, s’effondra en 1802, tandis que les bâtiments restants furent réutilisés pour divers usages (prison, école, gendarmerie) avant d’abriter la mairie actuelle.
Le clocher, seul élément intact du XIVe siècle, fut classé Monument historique en 1910. Sa structure carrée, évoluant en octogone par des glacis à 45°, est caractéristique de l’architecture religieuse de l’Agenais, bien que rare en Périgord. Aujourd’hui, il domine la place de la Liberté à Belvès, rappelant l’histoire mouvementée de ce couvent dominicain, autrefois cœur intellectuel et spirituel de la région.
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