Crédit photo : Frédérique Défrade - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
…
1900
2000
1116
Accord avec l'archevêque de Lyon
Accord avec l'archevêque de Lyon 1116 (≈ 1116)
Rattachement du prieuré à la Chaise-Dieu
vers 1485
Peintures du Tétramorphe
Peintures du Tétramorphe vers 1485 (≈ 1485)
Commande de Guillaume Mastin de la Merlée
1485-1509
Jugement dernier et Résurrection
Jugement dernier et Résurrection 1485-1509 (≈ 1497)
Peintures sous Claude Raybe de Saint-Marcel
XVe siècle
Reconstruction nef et clocher
Reconstruction nef et clocher XVe siècle (≈ 1550)
Travaux liés à l'enceinte villageoise
27 juillet 1938
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 27 juillet 1938 (≈ 1938)
Protection de l'édifice entier
1960
Incendie du prieuré
Incendie du prieuré 1960 (≈ 1960)
Destruction partielle des bâtiments
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 27 juillet 1938
Personnages clés
Guillaume Mastin de la Merlée - Prieur (XVe siècle)
Refait voûte nef, commande Tétramorphe
Claude Raybe de Saint-Marcel d'Urfé - Prieur (1485-1509)
Commande Jugement dernier et Résurrection
Claude Raybe de Galles - Prieur et chanoine
Donateur probable Vierge à l'Enfant
Jean-Baptiste Barrelon et Josephus Veyrat - Peintres-verriers (1854)
Auteurs des vitraux de l'abside
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de L'Hôpital-sous-Rochefort, située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes, est un ancien édifice religieux du XIIe siècle. À l'origine, elle appartenait à un prieuré dépendant de l'abbaye bénédictine de la Chaise-Dieu, comme en témoigne un accord signé en 1116 avec l'archevêque de Lyon. Aujourd'hui, il ne subsiste de la période romane que le carré de la croisée du transept, le reste ayant été remanié aux XVe et XVIe siècles.
La nef et le clocher furent reconstruits au XVe siècle, simultanément à l'enceinte du village, sous l'impulsion du prieur Guillaume de la Merlée, qui fit également refaire la voûte de la nef. Le chœur conserve des peintures murales stratifiées entre les XVe et XVIe siècles, commandées par les prieurs successifs. Parmi elles, les symboles des évangélistes (Tétramorphe) peints vers 1485 par Guillaume Mastin de la Merlée, et une représentation du Jugement dernier attribuée à son successeur, Claude Raybe de Saint-Marcel d'Urfé (prieur de 1485 à 1509). Au XVIIIe siècle, des scènes mariales en camaïeu bleu furent ajoutées.
L'édifice, classé Monument Historique en 1938, abrite un mobilier remarquable, dont une Vierge à l'Enfant en bois de la Renaissance (1,58 m), probablement offerte par Claude Raybe de Galles, prieur et conseiller des ducs de Bourbon. Cette statue, classée en 1892, est attribuée à un atelier proche du Maître de Beaujeu ou à des artisans lyonnais comme Jean de Chartres. Le prieuré, aujourd'hui en partie détruit, était organisé autour d'une cour fortifiée intégrée aux remparts du village, avec des bâtiments remaniés par Guillaume de la Merlée.
Les vitraux de l'abside, réalisés en 1854 par les peintres-verriers Jean-Baptiste Barrelon et Josephus Veyrat, complètent cet ensemble artistique. L'église a subi plusieurs campagnes de restauration, notamment au XIXe siècle (réouverture de baies, reconstruction de la sacristie) et au XXe siècle (toitures, flèche du clocher). Les fouilles de 2002 ont révélé la stratification des peintures murales, confirmant leur évolution entre le XVe et le XVIe siècle.
Architecturalement, l'église mêle moellons de granite, pierre de taille et remplois antiques. Son clocher-mur à quatre arcades, surélevé lors de la fortification du bourg vers 1440, domine une nef voûtée d'ogives et un chœur à abside hémi-circulaire. Les absidioles, voûtées en cul-de-four, communiquent avec le chœur par des chapelles latérales. La coupole sur trompes de la croisée et les voûtes en berceau brisé des croisillons datent de la période romane.
Le prieuré, vendu comme bien national pendant la Révolution, fut incendié en 1960. Ses vestiges, aujourd'hui partagés entre propriétaires privés et la commune, rappellent son rôle central dans la vie religieuse et sociale du village. Les grandes cheminées armoriées de Guillaume de la Merlée et les traces de fortification témoignent de son importance stratégique aux XVe et XVIe siècles.
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Collection
L'église abrite une statue en bois polychrome représentant la Vierge et l'Enfant. Cette sculpture semble dater du tout début du XVIème siècle. Elle est classée M.H en 1892. Elle mesure 1,56 m.
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