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Château du Parangon à Joinville-le-Pont dans le Val-de-Marne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château
Val-de-Marne

Château du Parangon

    68 Rue de Paris
    94340 Joinville-le-Pont
Château du Parangon
Château du Parangon
Château du Parangon
Château du Parangon
Château du Parangon
Château du Parangon
Château du Parangon
Château du Parangon
Crédit photo : Chabe01 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
vers 1650-1670
Construction et acquisition par Amelot
vers 1670
Résidence de Madame de La Fayette
1857
Création de l’école privée
1902-1914
École coloniale pratique
1917-1920
Hôpital militaire américain
1976
Classement Monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du corps principal et de l'aile en prolongement ; portail d'entrée sur rue (cad. 1960 X 119) : inscription par arrêté du 3 août 1976

Personnages clés

Madame de La Fayette - Femme de lettres Propriétaire, y écrivit *La Princesse de Clèves*.
André Le Nôtre - Jardinier-paysagiste Conçut les jardins originels.
Louis-Ferdinand Rousseau - Médecin et maire de Joinville Fonda l’école privée en 1857.
Henri Rousseau - Directeur de l’école coloniale Développa la sériciculture et formations techniques.
Jean-Jacques Amelot de Chaillou - Ministre et académicien Propriétaire à la fin du XVIIe siècle.

Origine et histoire

Le château du Parangon, construit dans la seconde moitié du XVIIe siècle à Joinville-le-Pont (alors La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur), fut d’abord une résidence aristocratique. Appelé Maison des Champs, il fut dessiné pour la famille Amelot, avec des jardins attribués à Le Nôtre. Acquis par Madame de La Fayette vers 1670, il devint un lieu de villégiature littéraire où elle écrivit en partie La Princesse de Clèves et reçut Madame de Sévigné et Boileau.

Au XIXe siècle, le château fut transformé en école privée par le docteur Louis-Ferdinand Rousseau en 1857, accueillant jusqu’à 320 élèves. Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, il servit d’hôpital de campagne pour 200 blessés. En 1902, sous l’impulsion d’Henri Rousseau (fils du fondateur), l’établissement devint une école coloniale pratique, formant des cadres pour les territoires d’outre-mer (Indochine, Afrique, Antilles) en agriculture, comptabilité ou sériciculture. Le Comité Paul Bert y plaça des étudiants indochinois boursiers.

Le XXe siècle marqua un tournant caritatif : le château abritera successivement un hôpital militaire américain pendant la Première Guerre mondiale (1917-1920), un centre pour enfants handicapés (1947-1973), puis un foyer de l’enfance (1975-1991). Depuis, il héberge des services sociaux du conseil départemental du Val-de-Marne. Le parc, partiellement public depuis le XXe siècle, conserve des traces des jardins de Le Nôtre et accueille une école primaire depuis 1994. Classé à l’inventaire des Monuments historiques en 1976, le château illustre l’évolution des usages patrimoniaux, de la noblesse à l’action sociale.

L’architecture du château, typique du XVIIe siècle, comprend un corps principal de deux étages et une aile nord ajoutée après 1810. Ses éléments remarquables incluent les ferronneries du XVIIIe siècle, le portail sur la rue de Paris, et les façades inscrites. Le domaine initial comportait également des dépendances (écuries, serres, volière) et un parc divisé entre espace public et propriété départementale, où une allée rend aujourd’hui hommage à Aimé Césaire.

Liens externes