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Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Xe siècle
Hypothèse de lien avec saint Mayeul
Hypothèse de lien avec saint Mayeul Xe siècle (≈ 1050)
Attribution possible aux descendants de l’abbé de Cluny
1326
Premières archives écrites
Premières archives écrites 1326 (≈ 1326)
Possession attestée des comtes de Forcalquier
12 avril 1418
Cession à Lancelot de Pontéves
Cession à Lancelot de Pontéves 12 avril 1418 (≈ 1418)
Don de Bérenger de Forcalquier
XVe siècle
Début de la construction
Début de la construction XVe siècle (≈ 1550)
Style médiéval, plan en « U »
Fin XVIe siècle
Rénovations de Pompée de Pontevès
Rénovations de Pompée de Pontevès Fin XVIe siècle (≈ 1695)
Réaménagement enceinte et échauguettes vers 1590.
fin XIVe–XVIe siècle
Agrandissements Renaissance
Agrandissements Renaissance fin XIVe–XVIe siècle (≈ 1695)
Travaux d’Ange 1er et Gabriel de Pontevès
1725
Mort de Jean-François Elzéar
Mort de Jean-François Elzéar 1725 (≈ 1725)
Arrêt des travaux, absence d’héritier
XVIIe siècle
Jardins à la française
Jardins à la française XVIIe siècle (≈ 1750)
Aménagements par Louis de Pontevès
1er avril 1812
Rachat par Joseph Louis d’Anselme
Rachat par Joseph Louis d’Anselme 1er avril 1812 (≈ 1812)
Début d’une longue possession familiale
6 mai 1945
Acquisition par l’Œuvre de Cavaillon
Acquisition par l’Œuvre de Cavaillon 6 mai 1945 (≈ 1945)
Brève possession avant revente
20 septembre 1946
Rachat par la commune de Cavaillon
Rachat par la commune de Cavaillon 20 septembre 1946 (≈ 1946)
Pour 1 100 000 francs
1987
Acquisition par le Parc du Luberon
Acquisition par le Parc du Luberon 1987 (≈ 1987)
Propriétaire actuel du château
3 septembre 1996
Classement monument historique
Classement monument historique 3 septembre 1996 (≈ 1996)
Protection officielle du site
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château en totalité (corps de logis avec ses décors, tours, murs d'enceinte, bâtiments secondaires) ; parties construites du jardin (terrasses nord-ouest, escalier monumental, bassin, nymphée, couloir coudé) ; emprise du parc telle qu'elle est délimitée sur le plan dit plan Anselme (cad. D 114, 121 à 124, 126 à 140, 142, 143, 149 à 156, 645, 667, 669, 670) : classement par arrêté du 3 septembre 1996
Personnages clés
Bérenger de Forcalquier - Seigneur médiéval
Donateur du château en 1418
Lancelot de Pontéves - Chambellan et premier Pontéves propriétaire
Reçoit le domaine en 1418
Ange 1er de Pontevès - Seigneur et bâtisseur (fin XIVe)
Agrandit le château (3 ailes)
Gabriel de Pontevès - Transformateur (XVIe siècle)
Réaménage façades et fenêtres
Pompée de Pontevès - Modernisateur (fin XVIe)
Travaux sur enceintes et échauguettes
Louis de Pontevès - Marquis de Buoux (XVIIe)
Crée jardins à la française
Saint Mayeul - Abbé de Cluny (Xe siècle)
Lien hypothétique via la famille Bot
Guillaume de Forcalquier - Comte de Forcalquier
Possesseur attesté en 1326
Jean-François Elzéar de Pontavès - Dernier héritier Pontéves
Meurt sans descendance en 1725
Joseph Louis d’Anselme - Propriétaire post-Révolution (1812)
Conserve le château jusqu’en 1945
Origine et histoire
Le château de Buoux, implanté dans le massif du Luberon en Provence, trouve ses origines au Moyen Âge, bien que leur attribution reste incertaine. Certains historiens, comme René Bruni, suggèrent un lien avec la famille Bot, descendants de saint Mayeul (abbé de Cluny au Xe siècle), qui auraient possédé les terres de Castellet à Buoux. Cependant, des archives de 1326 confirment la domination des comtes de Forcalquier, notamment Guillaume, sur cette partie du Vaucluse. La construction initiale, datée du XVe siècle, présente un plan en « U » typique de l’architecture médiévale, bien que son emplacement en fond de vallon, près d’une voie de passage, laisse supposer une vocation commerciale ou religieuse antérieure, comme une abbaye.
En 1418, Bérenger de Forcalquier cède le domaine, incluant le château, à son chambellan Lancelot de Pontéves, marquant le début d’une série de transformations majeures. À la fin du XIVe siècle, Ange 1er de Pontevès entreprend un agrandissement ambitieux, ajoutant trois ailes (entrée, réception, appartements) et un passage couvert entre les cours. Son descendant, Gabriel de Pontevès, réaménage au XVIe siècle les façades et les fenêtres des ailes nord et est, tandis que Pompée de Pontevès, vers 1590, modernise l’enceinte et les échauguettes. Les XVIIe et XVIIIe siècles voient des aménagements intérieurs et l’ébauche d’une aile classique, interrompue par la Révolution française après la mort sans héritier de Jean-François Elzéar de Pontavès en 1725.
Le château change plusieurs fois de mains au XIXe siècle : racheté en 1812 par Joseph Louis d’Anselme, il reste dans sa famille jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. En 1945, il est acquis par l’« Œuvre des colonies de vacances de Cavaillon », puis par la commune l’année suivante, avant d’être classé monument historique en 1996. Depuis 1987, le Parc naturel régional du Luberon en est propriétaire. Aujourd’hui, le site accueille un centre de vacances dédié à l’environnement (réseau Léo Lagrange) et un centre régional de sauvegarde de la faune sauvage, tout en faisant l’objet de campagnes de restauration.
L’architecture du château reflète ses multiples métamorphoses : une base médiévale enrichie d’éléments Renaissance (ailes symétriques, façades ornées) et de jardins à la française en terrasses, conçus au XVIIe siècle par Louis de Pontevès. Le parc, initialement aménagé en style classique avec escalier monumental et fontaine, complète cet ensemble. Les bâtiments anciens, à l’est du logis principal, délimitent deux cours intérieures, témoignant des extensions successives. Les travaux actuels, menés par le Parc du Luberon, visent à préserver ce patrimoine hybride, à la fois seigneurial et environnemental.
Les origines du château restent partiellement énigmatiques, oscillant entre hypothèse monastique (lien avec saint Mayeul) et vocation commerciale ou défensive. Les archives médiévales, rares avant le XVe siècle, laissent planer un doute sur sa fonction première. En revanche, son évolution aux époques moderne et contemporaine est mieux documentée, illustrant l’adaptation d’un édifice médiéval aux goûts et besoins des siècles suivants, jusqu’à sa reconversion écologique actuelle.
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