Inscription UNESCO 1998 (≈ 1998)
Patrimoine mondial (chemins de Compostelle).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La cathédrale : classement par arrêté du 30 octobre 1906
Personnages clés
François de Savoie - Archevêque d’Auch
Initiateur de la construction en 1489.
Jean Marre - Vicaire général
Superviseur des travaux initiaux.
Arnaud de Moles - Maître verrier
Auteur des 18 verrières (1507-1513).
Jean de Beaujeu - Architecte
Conçoit les tours-clochers (à partir de 1559).
Pierre Miressou - Maître d’œuvre
Achève les tours en 1670-1680.
François Auxion - Sculpteur
Réalise les bas-reliefs de la façade (1677-1680).
Origine et histoire
La cathédrale Sainte-Marie d’Auch, située dans le Gers en Occitanie, est un édifice gothique flamboyant marqué par des influences Renaissance. Sa construction, débutée en 1489 sous l’impulsion de l’archevêque François de Savoie et de son vicaire Jean Marre, s’étala sur deux siècles, avec une consécration en 1548 alors que les travaux se poursuivaient. L’édifice, de 102 mètres de long, remplace une cathédrale romane détruite par un incendie en 1171. Ses éléments les plus remarquables — les 18 verrières d’Arnaud de Moles (1507-1513) et les 113 stalles du chœur — illustrent la transition entre Moyen Âge et Renaissance, mêlant scènes bibliques, mythologie et bestiaire fantastique.
La façade et le porche, d’ordre corinthien, furent ajoutés à la fin du XVIIe siècle, tandis que les tours-clochers, commencées en 1559 par Jean de Beaujeu, ne furent achevées qu’en 1680 sous la direction de Pierre Miressou et du sculpteur François Auxion. Classée Monument Historique en 1906 et inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1998 (chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle), la cathédrale fut restaurée à plusieurs reprises, notamment après des dégradations révolutionnaires en 1793. Son chœur, clos par un retable monumental en marbre noir d’Izaourt, et son orgue de Jean de Joyeuse (1694) témoignent de son riche patrimoine artistique.
L’histoire de la cathédrale est liée à celle de l’archevêché d’Auch, transféré depuis Eauze après les invasions sarrasines du IXe siècle. Les fouilles ont révélé les fondations de la cathédrale romane de saint Austinde (XIIe siècle), détruite par un incendie. Les vitraux, protégés par des grillages au XVIIe siècle, et les stalles, sculptées entre 1510 et 1554, comptent parmi les ensembles les plus complets de France. La crypte, construite pour compenser la pente de la colline, abrite les tombeaux de saints locaux comme saint Leotade (VIIe-VIIIe siècle).
Au XIXe siècle, des restaurations majeures furent menées par les architectes Hippolyte Durand et Charles Laisné, tandis qu’au XXe siècle, la cathédrale fut élevée au rang de basilique mineure (1928). Ses dimensions impressionnantes (voûtes à 26,64 m, tours de 44 m) et son mobilier protégé (autels, chaire, retables) en font un joyau du patrimoine religieux français. Les cloches, dont le bourdon de 6,75 tonnes (1853), et les deux orgues — celui de Cavaillé-Coll (XIXe siècle) et le grand orgue classique (1694) — complètent cet ensemble exceptionnel.
La cathédrale reste un lieu de pèlerinage et de culte actif, avec des cérémonies comme l’ordination de Mgr Maurice Gardès en 2005. Son chapitre, sécularisé en 1548, comptait autrefois 25 chanoines nobles. Aujourd’hui, elle attire aussi pour son acoustique et ses concerts, tout en conservant son rôle de primatiale (titulaire honorifique de Novempopulanie). Les vitraux d’Arnaud de Moles, restaurés entre 2017 et 2019, et les stalles, étudiées pour leur iconographie complexe, continuent de fasciner les historiens de l’art.
Proposer une modification
Devenir actuel
La Cathédrale Sainte-Marie fait partie des 71 monuments ainsi que 7 portions de chemins sont inscrits depuis 1998 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco sous le titre officiel de « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ».
Elle est sur le chemin de la Via Tolosana ou « voie toulousaine » qui passe par Toulouse, d'où son nom, mais son point de départ se situe à Arles d'où son autre nom de chemin d'Arles (via Arelatensis).
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis