Séjours de Brunehaut VIe siècle (tradition) (≈ 650)
Reine y résiderait avec Thierry, roi de Bourgogne
1237-1421
Possession des Mello
Possession des Mello 1237-1421 (≈ 1329)
Famille seigneuriale transformant le château
1377
Séjour de Philippe le Hardi
Séjour de Philippe le Hardi 1377 (≈ 1377)
Duc de Bourgogne en visite
1561
Achat par Imbert de La Platière
Achat par Imbert de La Platière 1561 (≈ 1561)
Restauration de la tour Bourdillon
1613
Érection en marquisat
Érection en marquisat 1613 (≈ 1613)
Louis d’Ancienville obtient le titre
XVIIe siècle
Apogée sous Guillaume de Guitaut
Apogée sous Guillaume de Guitaut XVIIe siècle (≈ 1750)
Transformation en résidence élégante
1789
Démolition partielle
Démolition partielle 1789 (≈ 1789)
Révolution : rasement des fortifications
12 juin 1992
Classement monument historique
Classement monument historique 12 juin 1992 (≈ 1992)
Protection des enceintes et bâtiments
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château et ses deux enceintes ; sols entre les enceintes ; douves ; ponts ; tous les bâtiments situés entre les enceintes tels que les dépendances et l'église (cad. AL 45 à 61, 422, 498, 500) : classement par arrêté du 12 juin 1992
Personnages clés
Brunehaut - Reine des Francs
Aurait séjourné au château au VIe siècle
Philippe le Hardi - Duc de Bourgogne
Séjourne au château en 1377
Imbert de La Platière - Maréchal de France
Acheteur et restaurateur en 1561
Louis d’Ancienville - Seigneur puis marquis
Obtient l’érection en marquisat (1613)
Guillaume de Guitaut - Proche du Grand Condé
Transforme le château au XVIIe siècle
Marguerite de Guitaut - Chroniqueuse du château
Auteure de *Chroniques d’un château*
Origine et histoire
Le château d'Époisses, situé dans le village du même nom en Côte-d’Or, trouve ses origines au Moyen Âge, avec des traces évoquant un site antérieur au VIe siècle. Selon la tradition, la reine Brunehaut y aurait séjourné avec son petit-fils Thierry, roi de Bourgogne. Devenu maison seigneuriale au XIIe siècle, il passe aux mains des familles de Montbard puis des Mello (1237-1421), qui en font un fief stratégique. Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, y séjourne en 1377. Au XVe siècle, Louis XI offre la seigneurie à son neveu, le maréchal de Bade-Hochberg, dont la fille Jeanne, comtesse de Neuchâtel, épouse Louis d’Orléans, duc de Longueville, apportant des modifications architecturales.
Au XVIe siècle, le château est vendu par Jacques de Savoie, duc de Nemours, au maréchal Imbert de La Platière, qui y construit le porche de la tour portant son nom. Après des pillages par la Ligue (1591-1595), Louis d’Ancienville obtient en 1613 l’érection du domaine en marquisat. Au XVIIe siècle, Guillaume de Guitaut, proche du Grand Condé, transforme la forteresse en résidence élégante, y recevant des figures comme la marquise de Sévigné. La Révolution française entraîne la démolition partielle des fortifications, mais la famille de Guitaut restaure le château au XIXe siècle, préservant son église, son colombier, et ses douves classées monument historique en 1992.
Le château, initialement entouré d’une double enceinte fortifiée, voit son village se développer entre ses murs. Quatre tours médiévales, dont la tour Brunehaut (XIIIe siècle) et la tour Bourdillon (restaurée en 1560), dominent l’ensemble. Le parc, inscrit depuis 1946, abrite une église paroissiale ornée d’une fresque moralisatrice (Le Dit des trois morts et des trois vifs), ainsi qu’un colombier du XVIIe siècle comptant 3 000 boulins. Aujourd’hui encore propriété de la famille de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut, le château se visite, témoignant de dix siècles d’histoire bourguignonne, entre pouvoir seigneurial et vie communautaire.
Architecturalement, le château illustre les évolutions des XIIIe au XIXe siècle : donjon médiéval rare en Bourgogne, ailes Renaissance, balustrades classiques, et aménagements post-révolutionnaires. Les dépendances, l’église, et les deux enceintes fortifiées (avec ponts et douves) sont protégées depuis 1992. Le site, ouvert au public, conserve aussi une école privée dans son parc, mêlant patrimoine et vie locale. Les chroniques familiales et les archives, comme celles de Marguerite de Guitaut (Époisses, Chroniques d’un château), documentent son rôle central dans l’histoire régionale.
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