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Château de Chambert dans le Lot

Lot

Château de Chambert

    2 Chambert
    46700 Floressas

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1100
Premières traces des vignes
XIIIe siècle
Fermes fortifiées
1670
Recensement des habitants
1810
Famille Lathèze
1870
Arrivée des Bataille
1873
Construction du château actuel
1877
Épidémie de phylloxéra
1886
Incendie du château
1914
Mort du général Bataille
1973
Renaissance du domaine
1985
Restauration des tours
2007
Nouveau propriétaire
2009
Lancement certification bio
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Louis Bataille - Propriétaire et reconstructeur Fait bâtir le château en 1873.
Marie Désiré Pierre Bataille - Général et héritier Mort en 1914, premier général français tué.
Marc Delgoulet - Sauveur du domaine Relance le vignoble en 1973.
Joël Delgoulet - Exploitant viticole Modernise les infrastructures en 1994.
Philippe Lejeune - Propriétaire actuel (depuis 2007) Réoriente le vignoble vers la biodynamie.
Stéphane Derenoncourt - Consultant viticole Conseille la refonte du vignoble.

Origine et histoire

Le château de Chambert, situé à Floressas dans le Lot sur les causses du Quercy, trouve ses origines dans une ferme fortifiée du XIIIe siècle, appelée « repaire ». Dès 1100, des textes mentionnent des vignes sur ce domaine, exploitées pendant des siècles. Au XVIIe siècle, des familles comme les Baureilhes ou les Fabre y vivent, tirant leur subsistance du vignoble réputé, dont les vins sont exportés jusqu’en Angleterre et en Russie sous le nom de Kagor.

En 1870, la famille Bataille, succédant aux Lathèze (bourgeois anoblis), modernise le domaine. Louis Bataille, notaire marié à Mélanie Lathèse, fait ériger en 1873 un château de style Viollet-le-Duc sur les bases d’un ancien repaire du XVIe siècle. Il aménage un parc, un mur d’enceinte, et replante le vignoble. Un incendie ravage cependant les trois quarts du bâtiment en 1886, nécessitant une reconstruction partielle. Le domaine, florissant, est frappé par le phylloxéra à partir de 1877 et par la mort au front en 1914 du général Marie Désiré Pierre Bataille, héritier des lieux et premier général français tué pendant la Première Guerre mondiale.

Le déclin du vignoble, autrefois étendu sur 300 hectares, s’ensuit jusqu’à sa renaissance en 1973 sous l’impulsion de Marc Delgoulet. Ce négociant en vins corrézien restaure le château, ajoute deux tours rondes en 1985, et relance la production viticole, primée dès 1978. Son fils Joël poursuit les travaux dans le respect de l’environnement avant la vente du domaine en 2007 à Philippe Lejeune. Ce dernier, aidé du consultant Stéphane Derenoncourt, réoriente le vignoble vers le malbec et le chardonnay, adopte la biodynamie, et obtient la certification bio ECOCERT en 2012 après un programme lancé en 2009.

L’architecture du château mêle ainsi des éléments défensifs médiévaux (glacis, enceintes) à des ajouts du XIXe siècle, tandis que son histoire reflète les bouleversements économiques (phylloxéra, marché du vin) et les tragédies nationales (guerres) ayant marqué le Quercy. Le domaine reste aujourd’hui un témoignage vivant de l’évolution des techniques viticoles et de l’adaptation des élites locales aux défis de leur époque.

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