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Château de la Futaie en Mayenne

Château de la Futaie

    2 Impasse du Château
    53220 Saint-Mars-sur-la-Futaie

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1136
Conflit avec Savigny
1233
Privilèges de Dreux V de Mello
XIIe siècle
Fondation du prieuré
1570
Fin de la vie conventuelle
1791
Vente comme bien national
fin XVIIIe siècle
Reconstruction du logis prioral
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Raoul de La Futaie - Ermite et religieux Lié au monastère de Saint-Jouin-de-Marnes
Dreux V de Mello - Seigneur de Mayenne Accorda des droits aux moines (1233)
Jean-Baptiste de Goué - Faussaire historique Créa de faux documents sur la Futaie
Guillaume de Montgiroux - Sénéchal de Mayenne Renonça à ses droits en 1240

Origine et histoire

Le prieuré de la Futaie, fondé au XIIe siècle, était un monastère bénédictin dépendant de l’abbaye Saint-Jouin de Marnes. Situé à Saint-Mars-sur-la-Futaie (Mayenne), il fut le théâtre de conflits, comme en 1136, lorsque ses moines brûlèrent accidentellement une grange de l’abbaye de Savigny. Les archives révèlent des falsifications historiques par Jean-Baptiste de Goué, qui inventa des chartes et un moine croisé fictif pour réécrire son histoire.

Le prieuré resta conventuel jusqu’en 1570, avant de décliner : en 1597, il fut déclaré « sans charge d’âmes », réduisant sa communauté à deux prêtres séculiers jusqu’à la Révolution. Le logis prioral, reconstruit à la fin du XVIIIe siècle, présente une architecture modeste avec une cour pavée, des escaliers extérieurs en pierre, et des pavés émaillés du XIIIe siècle réutilisés dans ses sols. La chapelle, partiellement conservée, montre un chœur ogival et des fenêtres en lancette.

Parmi les vestiges notables figurent une vierge en pierre du XIVe siècle (transférée dans l’église paroissiale) et une statue en bois de saint Antoine sauvée au XIXe siècle. Le site, vendu comme bien national en 1791, abritait aussi un tulipier de Virginie remarquable à la fin du XIXe siècle. Les seigneurs locaux, comme Dreux V de Mello (1233), avaient accordé aux moines des droits d’usage dans leurs forêts, soulignant l’importance économique du prieuré.

L’ermite Raoul de La Futaie, né ou ayant vécu sur place, illustre la dimension spirituelle du lieu. Le prieuré fut aussi lié à des figures comme Guillaume de Montgiroux, sénéchal de Mayenne, qui renonça à ses droits sur ses terres en 1240. Les revenus du prieuré (environ 4 000 livres) provenaient notamment des dîmes de Landivy. Son déclin s’inscrit dans le contexte des guerres de Religion et de la sécularisation progressive des biens ecclésiastiques.

Aujourd’hui, le « château de la Futaie » désigne surtout le logis seigneurial post-révolutionnaire, bien que le site conserve des traces médiévales. Les pavés émaillés et les éléments architecturaux (chapiteaux en granit, perron à double rampe) rappellent son passé monastique. Le prieuré incarnait un centre religieux et économique majeur en Mayenne, avant sa disparition sous la Rvolution française.

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