Crédit photo : Château de la Gaude - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1784
Propriété de l'évêque de Vence
Propriété de l'évêque de Vence 1784 (≈ 1784)
Acquisition par Joseph Pisani de la Gaude.
XVIIIe siècle
Construction du château
Construction du château XVIIIe siècle (≈ 1850)
Période d'édification estimée.
11 septembre 1963
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 11 septembre 1963 (≈ 1963)
Protection des façades, chapelle, parc et terrasses.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ensemble des façades et toitures du château ; la chapelle ; la terrasse avec ses motifs décoratifs ; le parc à la française, y compris les fontaines, les bassins et tous les éléments sculptés qui le décorent (cad. D 669, 670, 672 à 674, 677 à 687, 687p, 688 à 693) : classement par arrêté du 11 septembre 1963
Personnages clés
Joseph Pisani de la Gaude - Évêque de Vence
Propriétaire en 1784.
Frères Escursan - Fontainiers d'Aix
Auteurs des bassins et fontaines.
Origine et histoire
Le château de la Gaude, situé dans le quartier rural des Pinchinats à Aix-en-Provence, s’inscrit dans un paysage marqué par l’aristocratie et la bourgeoisie aixoise des XVIIe et XVIIIe siècles. Ce secteur, surnommé le « château d’eau d’Aix » pour ses sources abondantes, attira les élites locales qui y firent construire des résidences secondaires, comme le pavillon de Lenfant ou le château de la Mignarde. Les Pinchinats, autrefois dédiés aux ateliers de peignage médiévaux, devinrent un lieu de villégiature prisé pour ses eaux pures et son climat tempéré, abrité du mistral.
Le château de la Gaude est mentionné comme ayant appartenu en 1784 à Joseph Pisani de la Gaude, évêque de Vence. Ce monument, classé au titre des Monuments Historiques en 1963, illustre l’engouement des élites ecclésiastiques et bourgeoises pour les propriétés campagnardes aixoises. Son architecture et son parc à la française, typiques du XVIIIe siècle, reflètent le goût de l’époque pour les jardins ordonnés et les décors sophistiqués, comme en témoignent les fontaines et bassins réalisés par les frères Escursan, fontainiers renommés d’Aix.
Le quartier des Pinchinats, où se dresse le château, fut aussi le théâtre d’événements historiques notables. Au XVIIe siècle, des ordres religieux comme les Trinitaires ou les sœurs de la Visitation s’y installèrent, tandis que la bourgeoisie aixoise y érigea des pavillons somptueux. Proche du château de la Mignarde – lieu de la liaison tumultueuse entre Pauline Borghèse et Auguste de Forbin –, la Gaude s’inscrit dans un réseau de résidences liées à l’histoire politique et mondaine de la Provence. La source des Pinchinats, exploitée dès le Moyen Âge pour l’industrie lainière, renforça l’attractivité de ce vallon, combinant utilité économique et agrément paysager.
Classé pour ses façades, sa chapelle, sa terrasse décorée et son parc, le château de la Gaude incarne le patrimoine aixois du siècle des Lumières. Son histoire reste cependant moins documentée que celle de ses voisins, comme le pavillon de Lenfant – orné de fresques par Jean-Baptiste van Loo – ou la Mignarde, marquée par des épisodes révolutionnaires et napoléoniens. La protection de 1963 souligne sa valeur architecturale et paysagère, préservant un témoignage des modes de vie des élites provençales avant la Révolution.
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