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Château de Ménilmontant dans Paris

Château de Ménilmontant

    25 Rue Henri Poincaré
    75020 Paris

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
XVIe siècle
Construction du premier château
1695
Acquisition par Michel Le Peletier
1763
Vente de la partie nord
1786
Vente des terres bordières
1802-1803
Lotissement et vente du vieux château
1808
Création du cimetière de Belleville
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Michel Le Peletier de Souzy - Seigneur de Saint-Fargeau Constructeur du château au XVIIIe siècle.
Michel Le Peletier (1695) - Acquéreur du domaine Agrandit le parc et bâtit un nouveau château.
Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau - Héritier et vendeur Lotit le domaine à partir de 1763.
Fille de Louis-Michel Lepeletier - Héritière et lotisseuse Vendit le vieux château en 1803.

Origine et histoire

Le château de Ménilmontant, aussi appelé château de Saint-Fargeau, fut édifié au XVIIIe siècle par Michel Le Peletier de Souzy pour sa famille. Il se dressait sur les hauteurs de Belleville, dans l'actuel quartier Saint-Fargeau (20e arrondissement de Paris), dominant un domaine de 50 hectares. Le parc, structuré en jardins à la française, bois et terres cultivées, s'étendait entre les rues actuelles de Belleville, Pelleport et du Surmelin, incluant un belvédère à tourelles et un bassin rond. Son entrée principale se trouvait à l'emplacement du 128 rue Pelleport, tandis qu'un portail en pierre subsiste au 6 bis rue Saint-Fargeau.

Le premier château, bâti au XVIe siècle dans un fief issu du démembrement de Maulny, fut acquis en 1695 par Michel Le Peletier, seigneur de Saint-Fargeau. Ce dernier fit construire un nouveau bâtiment au sud de la rue Saint-Fargeau, parallèlement à celle-ci. Le domaine, ceint de murs, fut agrandi au XVIIe siècle, entraînant le détournement du chemin de Belleville à Romainville (actuelle rue de Romainville). Le parc abritait des éléments remarquables comme le second point culminant de Paris (128,50 m), partagé avec le belvédère des Tourelles, et une allée devenue l'actuelle rue Haxo.

Au XVIIIe siècle, Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau, héritier du domaine, vendit progressivement les terres : la partie nord en 1763, puis les bordures en 1786. Sa fille lotit le reste à partir de 1802, et le vieux château fut vendu en 1803. Le cimetière de Belleville fut aménagé en 1808 sur d’anciennes parcelles du parc. Le réseau viaire actuel (rues Haxo, du Télégraphe, Saint-Fargeau) reprend le tracé des allées du domaine, tandis que des équipements publics (réservoir de Ménilmontant, caserne des Tourelles) occupèrent plus tard les espaces libérés.

Le château disparut complètement, mais son empreinte persiste dans le paysage urbain. Le portail du 6 bis rue Saint-Fargeau, dernier vestige ou rappel architectural, témoigne de son passé aristocratique. Le domaine était voisin d’autres folies parisiennes, comme la folie Carré de Baudouin à l’ouest et le château des Bruyères à l’est, illustrant l’attrait des collines de Belleville pour l’aristocratie et la bourgeoisie des XVIIe et XVIIIe siècles.

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