Construction initiale 3e quart du XVIIIe siècle (≈ 1862)
Édification du logis et des tours d'angle.
XIXe siècle
Agrandissement du logis
Agrandissement du logis XIXe siècle (≈ 1865)
Modifications et extensions majeures.
vers 1900
Reconstruction des communs
Reconstruction des communs vers 1900 (≈ 1900)
Écuries et dépendances refaites.
27 février 1991
Première protection
Première protection 27 février 1991 (≈ 1991)
Inscription façades et portail.
3 février 1999
Seconde protection
Seconde protection 3 février 1999 (≈ 1999)
Inscription dépendances et écuries.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château ; mur et portail d'entrée avec leurs grilles respectives (cad. C 1162) : inscription par arrêté du 27 février 1991 - Façades et toitures du bâtiment de dépendance (cad. C 1163) et des écuries (cad. C 1161) : inscription par arrêté du 3 février 1999
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Les sources ne mentionnent aucun nom.
Origine et histoire
Le château de Saint-Clar-de-Rivière, construit dans le 3e quart du XVIIIe siècle, s’apparente davantage à une imposante maison de maître qu’à un château fortifié. Son architecture, sobre et classique, reflète les canons du siècle des Lumières : un plan rectangulaire flanqué de quatre tours d’angle, une façade principale symétrique ornée de moulures en brique, et un fronton triangulaire percé d’un oculus. L’originalité de l’édifice réside dans les frontons demi-circulaires couronnant les tours, eux aussi percés d’oculi sur trois faces. À l’intérieur, l’agencement des pièces en enfilade sur les façades avant et des espaces de service à l’arrière, séparés par un couloir, illustre l’évolution des modes de vie domestique au XVIIIe siècle, marquant une distinction nette entre espaces nobles et zones utilitaires.
Au XIXe siècle, le logis est agrandi, tandis que les communs et écuries sont reconstruits vers 1900 dans les deux cours latérales. Ces dépendances, tout comme le mur d’enceinte et le portail d’entrée ornés de grilles, font aujourd’hui partie des éléments protégés au titre des Monuments Historiques. Le château, inscrit en 1991 et 1999, conserve ainsi les traces de ses transformations, mêlant héritage des Lumières et adaptations ultérieures. Son état de conservation et sa localisation, jugés très satisfaisants (note 8/10), en font un témoignage architectural remarquable de la Haute-Garonne.
Classé comme Monument Historique, le château incarne le passage d’une architecture défensive à une résidence de plaisance, typique de l’aristocratie ou de la bourgeoisie terrienne du Sud-Ouest. Les protections légales portent spécifiquement sur les façades, toitures, portail et grilles, ainsi que sur les dépendances (écuries et bâtiments annexes), soulignant la valeur patrimoniale de l’ensemble. Bien que les sources ne précisent pas son usage actuel (visites, location, hébergement), son plan et ses décors intérieurs suggèrent une vocation résidentielle et représentative, caractéristique des demeures rurales aisées de l’Ancien Régime et du XIXe siècle.
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