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Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1250
Construction initiale
Construction initiale vers 1250 (≈ 1250)
Attribuée à Hugues VI d’Alluye ou Rotrou de Montfort
1469–1471
Séjours de Louis XI
Séjours de Louis XI 1469–1471 (≈ 1470)
Accueilli par Antoine de Bueil et Jeanne de France
XVe siècle
Restauration majeure
Restauration majeure XVe siècle (≈ 1550)
Par Jean V de Bueil, amiral de France
1667
Don à Louise de La Vallière
Don à Louise de La Vallière 1667 (≈ 1667)
Offert par Louis XIV, érection en duché-pairie
1815
Vente à Stanhope-Holland
Vente à Stanhope-Holland 1815 (≈ 1815)
Utilisé comme carrière de matériaux
1989
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1989 (≈ 1989)
Protection des ruines du château
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les ruines du château (cad. E 50 à 53) : classement par arrêté du 26 janvier 1989
Personnages clés
Hugues VI d’Alluye - Seigneur et probable constructeur
Fondateur présumé vers 1250
Jean V de Bueil - Amiral de France et restaurateur
Renforce les défenses au XVe siècle
Louise de La Vallière - Duchesse et favorite royale
Propriétaire offerte par Louis XIV en 1667
Louis XI - Roi de France
Séjourné à Vaujours en 1469, 1470, 1471
Antoine de Bueil - Seigneur et hôte royal
Époux de Jeanne de France, fille de Charles VII
Origine et histoire
Le château de Vaujours, aussi nommé Vaujoyeux ou Val-Joyeux, est une forteresse angevine édifiée entre les XIIe et XVe siècles. Situé à 3 km au sud de Château-la-Vallière (Indre-et-Loire), il appartenait à la seigneurie de Chasteaux, futur Château-la-Vallière, et marquait la limite orientale du Haut-Anjou, en Touraine angevine. Son architecture militaire typique inclut un donjon, une double enceinte avec pont-levis, des tours cylindriques, et des douves alimentées par un étang, aujourd’hui asséchées. Le site, propriété privée, se visite partiellement et conserve des ruines dégagées, dont une chapelle du XVe siècle et des vestiges de logis.
La construction est attribuée à Hugues VI d’Alluye ou à Rotrou de Montfort vers 1250. Le fief, dépendant de la sénéchaussée de Baugé, passe entre les mains des familles d’Alluye, Rotrou de Montfort, puis des Parthenay-L’Archevêque avant d’être aliéné aux Trousseau et aux Bueil au XIVe siècle. Jean V de Bueil (1405–1478), amiral de France et comte de Sancerre, y renforce les défenses au XVe siècle, rendant la forteresse réputée imprenable. Le château résiste aux Anglais pendant la guerre de Cent Ans et accueille Louis XI en 1469, 1470 et 1471, lors de ses séjours en Anjou.
En 1667, Louis XIV offre le domaine à sa favorite Louise de La Vallière, qui en devient duchesse. Le site, transformé en duché-pairie, passe ensuite à sa fille Marie-Anne de Bourbon, puis à la famille La Baume Le Blanc. Délaissé au XVIIIe siècle, il est vendu en 1815 à Thomas Stanhope-Holland, qui l’utilise comme carrière de pierres. Classé Monument Historique en 1989 (après une première protection en 1944), le château bénéficie de restaurations par des chantiers médiévaux en 1986. Ses ruines, entourées de pelouses, témoignent encore de son passé stratégique entre Anjou et Touraine.
L’histoire du château est marquée par des figures comme Hugues VI d’Alluye, Jean V de Bueil – surnommé le Fléau des Anglais –, ou Louise de La Vallière, maîtresse royale devenue religieuse. Les Bueil, comtes de Sancerre, y reçoivent la cour de France, tandis que les douves et le système défensif illustrent l’adaptation aux conflits médiévaux. Aujourd’hui, le site allie patrimoine architectural et mémoire des luttes féodales, entre héritage angevin et influence tourangelle.
Architecturalement, Vaujours combine deux forteresses : une baille à l’ouest et le château proprement dit à l’est, reliés par des ouvrages défensifs. Le donjon cylindrique, les tours à bossages, et les vestiges de la chapelle du XVe siècle soulignent son évolution entre Moyen Âge et Renaissance. Les douves, bien que comblées, rappellent son rôle de Wasserburg (château sur étang), tandis que les enduits peints et crépis, mentionnés par Nicolas Mengus, évoquent un décor aujourd’hui disparu. Le domaine, toujours privé, perpétue ce legs à travers des visites guidées.
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