Première protection MH 11 octobre 1930 (≈ 1930)
Façade avant et toiture inscrites.
22 novembre 2006
Seconde protection MH
Seconde protection MH 22 novembre 2006 (≈ 2006)
Façade arrière, terrasse et escalier inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade avec la porte d'entrée et la toiture : inscription par arrêté du 11 octobre 1930 - La façade arrière du logis et la toiture correspondante ; la terrasse avec son escalier (cad. B 584, lieudit Cour de Malou) : inscription par arrêté du 22 novembre 2006
Personnages clés
Jean de Gouvix (ou de Gouvis) - Seigneur de Malou
Mentionné en 1540 comme propriétaire.
Origine et histoire
Le manoir de Malou, aussi appelé château de Malou, est une demeure du 2e quart du XVIe siècle située à Norolles, dans le Calvados (Normandie). Implanté au lieudit Cour de Malou, il domine un vallon grâce à un promontoire bordé de deux ruisseaux. Sa façade principale, caractéristique de la Renaissance, est flanquée de deux tours à poivrière en calcaire, tandis que ses ailes mêlent brique, pierre et pans de bois, reflétant des techniques constructives variées. À l’origine, le domaine était ceint de douves et accessible par un pont-levis, aujourd’hui disparus.
L’histoire du manoir remonte peut-être à un compagnon de Guillaume le Conquérant, bien que cette origine reste hypothétique. La première mention attestée date de 1540, avec Jean de Gouvix (ou de Gouvis), seigneur de Malou, alors mineur (« soubs-âge »). Le bâtiment subit un réaménagement majeur au XVIIIe siècle, notamment sur sa façade arrière, où persiste la dualité entre pans de bois et maçonnerie. Ces transformations illustrent l’adaptation du manoir aux goûts architecturaux des Lumières, tout en conservant des éléments médiévaux.
Le manoir de Malou bénéficie d’une double protection au titre des monuments historiques : sa façade avant et sa toiture sont inscrites dès 1930, tandis que la façade arrière, sa terrasse et son escalier le sont en 2006. Ces classements soulignent la valeur patrimoniale de son architecture hybride, témoin des évolutions stylistiques entre Renaissance et époque moderne. Aujourd’hui propriété privée, le site conserve un caractère semi-fortifié, héritage de son passé seigneurial.
Les sources historiques, comme les travaux d’Arcisse de Caumont ou les études sur les manoirs du Pays d’Auge, mettent en avant son rôle dans le paysage architectural normand. Le manoir incarne ainsi la transition entre le manoir médiéval défensif et la demeure d’agrément de l’Ancien Régime, tout en restant ancré dans son territoire rural.