Construction initiale 1839-1841 (≈ 1840)
Bâtiments érigés par Jean Herbault pour les visitandines.
1844-1865
Agrandissements successifs
Agrandissements successifs 1844-1865 (≈ 1855)
Pensionnat, ferme, infirmerie et mur de clôture ajoutés.
1904
Exil des visitandines
Exil des visitandines 1904 (≈ 1904)
Loi sur les congrégations : départ pour la Belgique.
1908-1962
Grand séminaire d’Amiens
Grand séminaire d’Amiens 1908-1962 (≈ 1935)
Réaffectation après départ des religieuses.
1975-1977
Restauration et réouverture
Restauration et réouverture 1975-1977 (≈ 1976)
Archives départementales installées ; parc ouvert au public.
16 juillet 2009
Protection monument historique
Protection monument historique 16 juillet 2009 (≈ 2009)
Inscription des bâtiments, chapelle et parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tous les bâtiments, façades et toitures, du couvent, dont la chapelle, le cloître et ses galeries, l'oratoire dédié à la Vierge Marie en son centre, en totalité, et l'emprise foncière des sols du parc en totalité (cad. EI 228, 236 à 238) : inscription par arrêté du 16 juillet 2009
Personnages clés
Jean Herbault - Architecte diocésain
Concepteur du couvent (1839-1841) et autres visitandines.
Claude Aureau - Architecte en chef
Dirigea la restauration (années 1970).
Monseigneur Stourm - Évêque d’Amiens
Acquit le couvent pour le séminaire (1908).
Origine et histoire
Le couvent de la Visitation d’Amiens fut construit entre 1839 et 1841 par l’architecte diocésain Jean Herbault pour les religieuses visitandines, dans le cadre de l’expansion urbaine du quartier d’Henriville. Acquis sur un terrain rue Saint-Fuscien, il intégrait des bâtiments préexistants et fut agrandi entre 1844 et 1865 (ferme, pensionnat, infirmerie, mur de clôture). La communauté, exilée en Belgique en 1904 après la loi sur les congrégations, laissa place à un grand séminaire jusqu’en 1962, transformé en hôpital militaire durant les deux guerres mondiales.
La chapelle, de plan en équerre avec deux nefs perpendiculaires et une coupole ornée, illustre l’influence néoclassique. Le couvent, classé monument historique en 2009, abrite depuis 1977 les Archives départementales de la Somme et, depuis 1986, la Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC). Le parc public, aménagé dans l’ancien jardin conventuel, conserve des arbres du XIXe siècle et une aire de jeux.
Les bâtiments, en brique et ardoise, organisés autour d’un cloître vitré, reflètent la vie monastique originelle : réfectoire transformé en salle de lecture, galeries desservant les espaces communautaires. L’architecte Herbault y adapta le plan traditionnel des visitandines (inspiré d’Annecy), avec une répartition fonctionnelle des espaces (pensionnat, ferme, infirmerie). Les transformations ultérieures (séminaire, archives) préservèrent cette structure, offrant un exemple rare de couvent du XIXe siècle intact.
La restauration menée à partir de 1975 par Claude Aureau permit de conserver les décors intérieurs, comme les peintures de la coupole ou les dallages en marbre. Le site, propriété partagée entre la commune, le département et l’État, témoigne à la fois de l’histoire religieuse amiénoise, de l’urbanisme hausmannien provincial, et de la réaffectation patrimoniale des monuments conventuels.
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