Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Église Saint-Étienne de Saint-Étienne-d'Orthe à Saint-Étienne-d'Orthe dans les Landes

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane Clocher en bâtière

Église Saint-Étienne de Saint-Étienne-d'Orthe

    57 Allée des Sports
    40300 Saint-Etienne-d'Orthe
Propriété de la commune
Église Saint-Étienne de Saint-Étienne-dOrthe
Église Saint-Étienne de Saint-Étienne-dOrthe
Église Saint-Étienne de Saint-Étienne-dOrthe
Église Saint-Étienne de Saint-Étienne-dOrthe
Église Saint-Étienne de Saint-Étienne-dOrthe
Église Saint-Étienne de Saint-Étienne-dOrthe
Crédit photo : Guillaume de Longeaux - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
Fin XVe - début XVIe siècle
Construction initiale
1713-1714
Commande du retable
1739
Modifications majeures
1794
Ajout de la sacristie
1825
Prolongement des bas-côtés
1886
Remplacement des cloches
2014
Campagne de restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église en totalité (cad. ZC 83) : inscription par arrêté du 10 janvier 2008

Personnages clés

Mgr Suarez d'Aulan - Évêque de Dax (XVIIIe siècle) Octroie un droit de sépulture à la famille Lalanne
Famille Lalanne - Bienfaiteurs locaux Droit de banc et sépulture en 1739
Étienne Castagnet - Maire en 1825 Supervise les travaux des bas-côtés
Pierre et Jeanne Darmendieu - Donateurs en 1886 Offrent deux nouvelles cloches
Giraut et Royer - Sculpteurs dacquois Auteurs du retable en 1713-1714
Pierre Toureille - Doreur (1734) Dore le retable commandé en 1713

Origine et histoire

L'église Saint-Étienne, située au cœur de Saint-Étienne-d'Orthe dans les Landes, trouve ses origines à la fin du Moyen Âge, entre les XVe et XVIe siècles. Construite dans un contexte marqué par la fin de la guerre de Cent Ans et l'occupation anglaise, son clocher carré aux allures défensives reflète cette période troublée. La nef à trois vaisseaux, prolongée par une abside gothique orientée au nord, forme le noyau initial de l'édifice. Les collatéraux, ajoutés ultérieurement, ainsi que la sacristie érigée en 1794 selon les plans d’un architecte dacquois, témoignent des extensions successives.

En 1739, l’église subit d’importantes modifications : reconstruction partielle de la chapelle Saint-Nicolas (devenue Saint-Joseph), transformation des fenêtres des collatéraux, réfection des lambris et pavage du chœur. Ces travaux coïncident avec l’octroi, par l’évêque de Dax Mgr Suarez d'Aulan, d’un droit de banc et de sépulture à la famille Lalanne dans cette chapelle, en récompense de ses bienfaits. Ce privilège, aboli à la Révolution par l’interdiction des sépultures intra-muros, sera compensé en 1853 par l’attribution d’un terrain au cimetière.

Le XIXe siècle voit se multiplier les restaurations, souvent financées par des familles aisées du village. En 1825, le conseil municipal, alerté par la vétusté de l’édifice, décide de prolonger les bas-côtés pour 8 000 francs, somme couverte par des dons volontaires. Les legs et contributions se poursuivent : en 1832, la famille Bernard Dartiguenave verse 400 francs pour restaurer le tableau du maître-autel ; en 1834, Marie Pomaret lègue une ferme pour la chapelle de la Vierge ; en 1874, une donatrice anonyme offre 1 000 francs pour l’autel de Saint-Joseph. En 1886, Pierre Darmendieu et sa sœur Jeanne remplacent les cloches après la fissure de l’unique spécimen.

L’église abrite un retable remarquable, classé monument historique, commandé en 1713 aux sculpteurs dacquois Giraut et Royer. Livré en 1714 pour 1 290 livres et doré en 1734 par Pierre Toureille, il se distingue par ses colonnes torses, ses statues de saint Pierre et saint Paul, et ses bas-reliefs représentant la lapidation et l’arrestation de saint Étienne. Restauré en 1877, il illustre le savoir-faire artistique régional du XVIIIe siècle.

Au XXIe siècle, des campagnes de restauration visent à préserver ce patrimoine. En 2014, les travaux sur le chevet révèlent des éléments architecturaux masqués, tandis qu’une souscription publique est lancée pour financer une deuxième tranche. Ces efforts soulignent l’attachement local à un édifice qui incarne à la fois l’histoire religieuse, les conflits médiévaux et la générosité communautaire à travers les siècles.

Liens externes