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Eglise Saint-Maurice dans les Deux-Sèvres

Deux-Sèvres

Eglise Saint-Maurice

    3 Place des Gouffiers
    79100 Plaine-et-Vallées
Eglise Saint-Maurice
Eglise Saint-Maurice
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Eglise Saint-Maurice
Eglise Saint-Maurice
Eglise Saint-Maurice
Eglise Saint-Maurice
Crédit photo : Papay - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1500
1600
1700
1800
1900
2000
955-956
Première église mentionnée
1518
Bulle pontificale
10 mars 1519
Acte fondateur d'Artus Gouffier
18 août 1532
Consécration de la collégiale
1539
Transfert des corps des Gouffier
vers 1550
Achèvement des travaux
1569
Dégâts par les protestants
1840
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par liste de 1840

Personnages clés

Artus Gouffier - Seigneur d’Oiron et commanditaire Initiateur de la reconstruction en 1519.
Hélène de Hangest - Épouse d’Artus Gouffier Poursuivit les travaux jusqu’à sa mort.
Claude Gouffier - Fils d’Artus et Hélène Acheva la collégiale vers 1550.
Giovanni de Giusto Betti - Sculpteur italien Auteur des gisants des Gouffier.
Gabriel de Gramont - Évêque de Poitiers Consacra la collégiale en 1532.

Origine et histoire

L’église Saint-Maurice d’Oiron, située dans la commune de Plaine-et-Vallées (Deux-Sèvres), est une ancienne collégiale construite entre le XVIe et le XVIIe siècle. Elle remplace une première église mentionnée dès 955-956, détruite par un séisme vers la fin des années 1000. L’édifice actuel fut initié par Artus Gouffier en 1519, après l’obtention d’une bulle pontificale en 1518, pour en faire une collégiale et une nécropole familiale. À sa mort deux mois plus tard, son épouse Hélène de Hangest et leur fils Claude Gouffier poursuivirent les travaux jusqu’à son achèvement vers 1550.

La collégiale, classée Monument Historique en 1840, présente un mélange d’architecture gothique flamboyante et Renaissance. Elle était destinée à accueillir les tombeaux des Gouffier, dont les gisants furent sculptés par Giovanni de Giusto Betti en 1539. Les tombeaux furent endommagés par les protestants après la bataille de Moncontour en 1569. L’édifice se distingue par sa nef unique, son transept, et un chœur orné de décors héraldiques reflétant l’influence d’Hélène de Hangest et de Claude Gouffier.

L’église abritait également un chapitre de sept chanoines et quatre enfants de chœur, chargés de célébrer les offices pour les défunts de la famille. L’accès était différencié : les villageois entraient par l’ouest, tandis que les seigneurs utilisaient une porte nord donnant vers le château. À l’intérieur, un grand retable sépare le chœur de l’abside, et un buffet d’orgue du XVIIe siècle, initialement placé à l’ouest, fut déplacé dans le croisillon sud. Parmi les curiosités, un crocodile, probablement issu du cabinet de Claude Gouffier, y est toujours conservé.

Les éléments architecturaux notables incluent des contreforts étroits, des fenêtres à remplages flamboyants, et une tour-clocher massive. Le décor sculpté, mêlant motifs Renaissance (candélabres, arabesques) et héraldique, témoigne de l’implication personnelle d’Hélène de Hangest. Seuls quatre tombeaux subsistent aujourd’hui, les autres ayant été détruits ou dispersés pendant la Révolution. L’église reste un témoignage majeur du mécénat aristocratique et de l’art funéraire de la Renaissance en Poitou.

Liens externes