Construction de la porte Sainte-Croix vers 1150 (≈ 1150)
Accès à l’abbaye et première fortification.
années 1360
Reconstruction des remparts
Reconstruction des remparts années 1360 (≈ 1360)
Renforcement des défenses au XIVe siècle.
fin XVe siècle
Édification de la porte Neuve
Édification de la porte Neuve fin XVe siècle (≈ 1595)
Porte fortifiée avec herses et tours.
1723
Perte du rôle de place forte
Perte du rôle de place forte 1723 (≈ 1723)
Début du démantèlement en 1730.
13 juillet 1875
Premier classement monument historique
Premier classement monument historique 13 juillet 1875 (≈ 1875)
Protection des ruines et porte Neuve.
20 juillet 1998
Classement complémentaire
Classement complémentaire 20 juillet 1998 (≈ 1998)
Extension de la protection juridique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ruines des remparts et Porte-Neuve : classement par avis de classement du 13 juillet 1875 - Eléments bâtis et sol de la parcelle AB 269, rue Saint-Etienne : inscription par arrêté du 23 mai 1995 - Eléments de remparts situés sur les parcelles AB 88, 106, 222, 251, 262, 410, 442 : classement par arrêté du 20 juillet 1998
Personnages clés
Étienne Anscelin (Borbolin) - Bourgeois et maître d’œuvre
Dirigea les travaux des remparts.
Origine et histoire
L’enceinte de Vézelay, édifiée principalement aux XIIe et XIVe siècles, est une fortification urbaine liée à l’abbaye locale, située dans une région frontière. Son rôle était de protéger les habitants et l’indépendance de l’abbaye, notamment face aux menaces extérieures. La première phase de construction, vers 1150, inclut la porte Sainte-Croix, conçue pour faciliter l’accès à l’abbaye. Ces remparts épousent les contours de la colline, avec des murs de 2 mètres d’épaisseur et 10 mètres de haut, s’étendant sur 1,9 km.
Au XIVe siècle, une reconstruction majeure des fortifications a lieu, notamment dans les années 1360, avec l’ajout de cinq tours encore visibles aujourd’hui. La porte Neuve, construite à la fin du XVe siècle, est renforcée par deux tours rondes de 12 mètres de diamètre et des herses. Contrairement aux fortifications médiévales classiques, les murs de Vézelay n’avaient pas de fondations profondes, mais un simple chemin de ronde bordé d’un parapet. Un bourgeois local, Étienne Anscelin (surnommé Borbolin), supervisa les travaux, dégagent les murailles des maisons adjacentes et élevant des tours aux angles.
Deux portes marquent l’histoire de l’enceinte : la porte Sainte-Croix (XIIe siècle), partiellement détruite en 1814, et la porte Neuve (XVe siècle), entourée de murs de 3 mètres d’épaisseur. Un guichet d’accès, protégé par des créneaux et un escalier à vis, complétait le système défensif. Après 1723, la ville perd son rôle de place forte, entraînant un démantèlement partiel dès 1730. Les remparts sont aujourd’hui protégés au titre des monuments historiques, avec des classements en 1875, 1995 et 1998.
L’enceinte illustre l’évolution des fortifications urbaines médiévales, passant d’une protection symbolique au XIIe siècle à un système plus élaboré aux XIVe et XVe siècles. Son tracé suit les courbes naturelles de la colline, avec des parties anciennes à l’est, à la jonction des enceintes de l’abbaye et du bourg. Les éléments conservés (tours, portes, murs de courtine) témoignent de son importance stratégique et de son adaptation aux besoins défensifs changeants.
La protection juridique de l’enceinte couvre plusieurs éléments : les ruines des remparts et la porte Neuve (classés en 1875), des parcelles spécifiques (inscrites en 1995), et d’autres sections de murs (classées en 1998). Ces mesures reflètent la valeur patrimoniale du site, à la fois pour son architecture militaire et son lien avec l’histoire religieuse et urbaine de Vézelay. Aujourd’hui, l’enceinte reste un témoignage tangible du passé médiéval de la Bourgogne-Franche-Comté.
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