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Formes de radoub n°3 et n°5 et usine des formes du Pont-canal de Dunkerque dans le Nord

Patrimoine classé
Patrimoine maritime
Forme de radoube et cale sèche

Formes de radoub n°3 et n°5 et usine des formes du Pont-canal de Dunkerque

    Rue de l'Écluse-Trystram
    59140 Dunkerque
Propriété de l'Etat
Crédit photo : Pichasso - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1882
Construction de la forme n°5
1889
Construction de la forme n°3
1892
Mise en service de l’usine des formes
1903
Restauration des formes
années 1920
Modernisation des formes
31 décembre 1999
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Totalité de la forme n° 3 (cad. domaine public, non cadastré) ; totalité de la forme n° 5 (cad. AI 73) ; façades, toitures et aménagements intérieurs de la station de pompage - usine des formes (cad. AI 71) : inscription par arrêté du 31 décembre 1999

Personnages clés

Charles de Freycinet - Ingénieur et homme politique Supervisa l’extension du port et la construction des darses.

Origine et histoire

Les formes de radoub n°3 et n°5, situées à Dunkerque dans les Hauts-de-France, ont été construites respectivement en 1889 et 1882, durant le dernier quart du XIXe siècle. Ces infrastructures en pierre de taille, conçues pour accueillir des bateaux de 80 mètres (forme n°3) et 107 mètres (forme n°5), marquent la seconde phase d’extension du port de Dunkerque. Elles furent restaurées en 1903 et modernisées dans les années 1920 avec l’ajout d’alimentations en eau douce et en électricité.

L’usine des formes, aussi appelée station de pompage, fut mise en service en 1892 pour assécher les formes et permettre la réparation des navires. Elle conserve encore aujourd’hui sa machinerie d’origine et une charpente métallique signée par l’entreprise Fives-Caille-Babcock. Ces installations, classées Monument Historique en 1999, illustrent l’industrialisation croissante du port sous l’impulsion de figures comme Charles de Freycinet, qui supervisa aussi la création des darses II à IV et du bassin de Commerce.

Ce développement s’inscrit dans un contexte plus large de modernisation du port de Dunkerque, marqué au XIXe siècle par l’arrivée du chemin de fer (1848), la création d’une compagnie de remorquage, et l’achèvement de l’écluse Trystram en 1896. Ces aménagements permirent d’accueillir des navires toujours plus grands, consolidant le rôle de Dunkerque comme troisième port français au début du XXe siècle.

Les formes de radoub et leur usine, ensemble indissociable, symbolisent l’adaptation du port aux besoins de la navigation commerciale et militaire de l’époque. Leur préservation offre un témoignage tangible des techniques industrielles et des ambitions portuaires de la France à la fin du XIXe siècle, dans une région alors en pleine mutation économique.

Le classement de 1999 protège l’intégralité des formes n°3 et n°5, ainsi que les façades, toitures et aménagements intérieurs de l’usine. Ces éléments, situés rue de l’Écluse-Trystram, restent des vestiges clés de l’histoire maritime dunkerquoise, liée à des activités variées comme la pêche, la course, et plus tard, l’industrie lourde et le trafic transmanche.

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