Commande des hangars 1916 (≈ 1916)
Décision de construire deux hangars à Écausseville.
1917
Construction du hangar en bois
Construction du hangar en bois 1917 (≈ 1917)
Réalisé par Sainte-Beuve et Garnier.
31 octobre 1917
Lancement du hangar en béton
Lancement du hangar en béton 31 octobre 1917 (≈ 1917)
Projet confié à Henry Lossier.
1919
Achèvement du hangar en béton
Achèvement du hangar en béton 1919 (≈ 1919)
Structure de 150 m avec tuiles préfabriquées.
1920
Installation de la porte Eiffel
Installation de la porte Eiffel 1920 (≈ 1920)
Porte coulissante de 12 × 26 m.
1927
Désaffectation militaire
Désaffectation militaire 1927 (≈ 1927)
Fin de l'usage pour dirigeables.
1940
Destruction de la porte
Destruction de la porte 1940 (≈ 1940)
Perte lors d'un cyclone.
1999
Rachat par une association
Rachat par une association 1999 (≈ 1999)
Cession par la Marine nationale.
7 janvier 2003
Classement monument historique
Classement monument historique 7 janvier 2003 (≈ 2003)
Protection officielle du hangar.
2008
Acquisition par la communauté de communes
Acquisition par la communauté de communes 2008 (≈ 2008)
Gestion confié aux Amis du hangar.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le hangar en totalité (cad. B 361, lieudit La Bazirerie) : classement par arrêté du 7 janvier 2003
Personnages clés
Henry Lossier - Ingénieur
Concepteur du hangar en béton.
François Hennebique - Inventeur du procédé
Technique de béton armé utilisée.
Stéphane Belgrand Rousson - Pilote et aventurier
Entraînement pour la Manche (2004-2008).
Origine et histoire
Le hangar à dirigeables d'Écausseville, situé dans la Manche en Normandie, fut construit durant la Première Guerre mondiale pour abriter des dirigeables militaires. En 1916, l'Armée française commanda deux hangars sur le site de la Bazirerie : le premier, en bois, fut achevé en 1917 par la société Sainte-Beuve et Garnier, tandis que le second, en béton armé, fut conçu par l'ingénieur Henry Lossier et réalisé par Fourré et Rhodes entre 1917 et 1919. Ce dernier, long de 150 mètres et haut de 28 mètres, utilisait le procédé Hennebique avec 2 540 tuiles en béton préfabriqué, devenant le troisième ouvrage de ce type en France.
Le hangar en béton, destiné à la lutte anti-sous-marine, ne devint opérationnel qu'après l'Armistice de 1918. Dès 1922, l'aviation rendant les dirigeables obsolètes, le site fut désaffecté en 1927. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands l'abandonnèrent en 1944, puis les Américains l'utilisèrent. De 1946 à 1994, il servit d'entrepôt pour la Marine nationale, avec une brève période (1967-1969) dédiée à des tests pour la bombe atomique française. Entre 2004 et 2008, il accueillit des entraînements de ballons dirigeables.
Classé monument historique en 2003, ce hangar est le dernier de son genre en France avec celui de Meudon. Racheté en 1999 par une association franco-américaine, puis en 2008 par la communauté de communes, il est aujourd'hui préservé par l'Association des amis du hangar. Son architecture innovante, mêlant béton armé et charpente métallique, et son histoire liée à l'aéronautique militaire en font un patrimoine unique.
La construction du hangar en béton mobilisa des matériaux variés : ciment de l'usine du Ham, châssis vitrés de Saint-Gobain, et fers à béton importés des États-Unis en raison de l'occupation allemande des régions sidérurgiques. La porte coulissante, de style Eiffel, fut installée en 1920 mais détruite par un cyclone en 1940. Malgré son obsolescence rapide, le bâtiment illustre l'innovation technique de l'époque et les défis logistiques de la guerre.
Après sa désaffectation militaire, le hangar connut plusieurs réutilisations civiles. Dans les années 2000, il devint un lieu d'expérimentation pour des projets aéronautiques, comme les essais de Stéphane Belgrand Rousson pour sa traversée de la Manche en ballon à propulsion humaine. Aujourd'hui, il est ouvert au public l'été pour des vols en aéroplume, tout en restant un symbole de l'héritage industriel et militaire normand.
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Devenir actuel
L'Association franco-américaine des aérodromes normands de la 9e US Air Force se porte acquéreur du lieu en 1999, et tente de valoriser ce patrimoine avec l'Association des amis du hangar à dirigeables d'Écausseville.
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