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Hôtel Grangier de Cordès à Riom dans le Puy-de-Dôme

Patrimoine classé
Patrimoine urbain
Hotel particulier classé
Puy-de-Dôme

Hôtel Grangier de Cordès à Riom

    20 Rue de l'Hôtel-de-Ville
    63200 Riom
Propriété privée
Hôtel Grangier de Cordès à Riom
Hôtel Grangier de Cordès à Riom
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1750–1755
Reconstruction de la façade
19 janvier 1755
Acquisition de la baronnie de Cordès
1876
Vente de l’hôtel
15 janvier 1990
Inscription aux Monuments Historiques
15 février 1996
Classement du cabinet d’astronomie
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures de l'aile sur rue, y compris le belvédère ; décor intérieur de l'appartement du premier étage, y compris le salon aux gypseries représentant les quatre saisons ; escalier menant à l'observatoire ; vestibule avec ses dessus-de-portes peints (cad. BZ 98) : inscription par arrêté du 15 janvier 1990 - Ancien cabinet d'astronomie situé au troisième étage (cad. BZ 98) : classement par arrêté du 15 février 1996

Personnages clés

Pierre Grangier (1694–1777) - Avocat et conseiller-secrétaire du roi Commanditaire de la reconstruction de 1750–1755.
François Grangier (1722–1783) - Héritier et mari de Marie Anne Duboys Père des branches Grangier de Cordès et de Lamothe.
Pierre Grangier de Cordès (1752–1818) - Petit-fils de Pierre Grangier Héritier de la baronnie et de l’hôtel.
William de Wautier (1820–1898) - Dernier héritier Grangier Vend l’hôtel en 1876 à Firmin Salvy.
Firmin Salvy (18..–19..) - Avocat et ancien député du Cantal Acquéreur de l’hôtel en 1876.

Origine et histoire

L’hôtel Grangier de Cordès est un hôtel particulier emblématique de Riom, construit au XVIIIe siècle. Sa façade sur la rue de l’Hôtel-de-Ville, reconstruite entre 1750 et 1755 par Pierre Grangier, avocat réputé et conseiller-secrétaire du roi, reflète l’influence des élites judiciaires locales. L’édifice intègre des éléments plus anciens, comme un escalier en vis du XVIe siècle et trois baies du rez-de-chaussée, témoignages d’une demeure précédente.

Pierre Grangier (1694–1777), originaire d’Allègre, s’installe à Riom où il acquiert une renommée comme avocat à la sénéchaussée d’Auvergne. En 1755, il achète la baronnie de Cordès et d’autres seigneuries pour 100 000 livres, consolidant son statut social. Son fils, François Grangier (1722–1783), perpétue la lignée en épousant Marie Anne Duboys de Lamothe, dont descendent les Grangier de Cordès et de Lamothe, liés à des alliances nobles jusqu’au XIXe siècle.

L’hôtel se distingue par ses décors intérieurs exceptionnels : un salon aux gypseries représentant les Quatre Saisons (attribuées à Bouchardon), un cabinet d’astronomie à lambris peints, et un belvédère accessible par un escalier en trompe-l’œil. Ces éléments, ainsi que les façades et toitures, sont protégés depuis 1990 (inscription) et 1996 (classement pour le cabinet d’astronomie).

Vendu en 1876 par William de Wautier, héritier des Grangier, à Firmin Salvy (avocat et ancien député du Cantal), l’hôtel illustre les mutations sociales du XIXe siècle. Son architecture mêle héritage médiéval (escalier à vis) et innovations du XVIIIe siècle, comme les ferronneries ouvragées ou les clefs d’arc sculptées des baies.

Les sources historiques, dont les travaux de Bénédicte Renaud et François Werner, soulignent son rôle dans le patrimoine riomois. L’hôtel incarne l’ascension sociale d’une famille de robins, leur goût pour les sciences (astronomie, géographie) et leur intégration dans l’aristocratie provinciale via des stratégies matrimoniales et foncières.

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