Acquisition par Côme Clausse 1552 (≈ 1552)
Notaire du Roi achète le logis seigneurial.
1622
Rachat par Claude Gallard
Rachat par Claude Gallard 1622 (≈ 1622)
Construction probable du château actuel.
1775-1777
Modernisation du château
Modernisation du château 1775-1777 (≈ 1776)
Travaux menés par Léontine-Philippine de Novion.
1872
Achat par Samuel de Haber
Achat par Samuel de Haber 1872 (≈ 1872)
Début de la restauration par Destailleur.
1873-1884
Restauration style Louis XIII
Restauration style Louis XIII 1873-1884 (≈ 1879)
Travaux d’Hippolyte Destailleur.
27 juin 1983
Classement monument historique
Classement monument historique 27 juin 1983 (≈ 1983)
Protection des façades, toitures et parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures du château y compris les deux escaliers extérieurs des communs et des deux pavillons en bordure des douves ; le parc ordonnancé et clos de murs avec ses pièces d'eau, y compris les douves et l'ancien moulin à foulon ; l'allée d'accès dans la perspective de la façade de la cour d'honneur (cad. F 4, 6, 8, 9, 12 ; G 6) : classement par arrêté du 27 juin 1983
Personnages clés
Côme Clausse - Notaire et secrétaire du Roi
Premier acquéreur du domaine en 1552.
Claude Gallard - Notaire et secrétaire du Roi
Commanditaire probable du château (XVIIe).
Léontine-Philippine de Novion - Propriétaire au XVIIIe siècle
Modernise le château (1775-1777).
Aymar de Nicolay - Président de la Chambre des comptes
Époux de Léontine, participe aux transformations.
Samuel de Haber - Banquier berlinois
Acheteur en 1872, commanditaire de Destailleur.
Hippolyte Destailleur - Architecte
Restaure le château (1873-1884) style Louis XIII.
Marquise Jean de Ganay - Propriétaire au XXe siècle
Rétablit les jardins à la française.
Achille Duchêne - Paysagiste
Collabore aux jardins pour la marquise.
Origine et histoire
Le château de Courances trouve ses origines en 1552, lorsque Côme Clausse, notaire et secrétaire du Roi, acquiert un logis seigneurial sur ce domaine du Gâtinais français. À sa mort en 1558, la propriété passe à son fils Pierre, puis à son petit-fils François, qui la cède en 1622 à Claude Gallard, également notaire et secrétaire royal. C’est probablement ce dernier qui fait construire l’actuel château en forme de « H », entouré de douves, attesté par des gravures d’Israël Henriet et Israël Silvestre vers 1650. Le parc, commencé au XVIe siècle par les Clausse, est achevé par les Gallard avec des canaux, des bassins et une grande perspective axiale.
Au XVIIIe siècle, le château est modernisé par Anne-Catherine Gallard, veuve de Nicolas Potier de Novion, qui ouvre la cour d’honneur en supprimant le mur et le portique d’entrée. Sa petite-fille, Léontine-Philippine de Novion, et son époux Aymar de Nicolay, président de la Chambre des comptes de Paris, entreprennent entre 1775 et 1777 des transformations majeures : ouverture de nouvelles baies, ajout de frontons monumentaux, et réaménagement des façades. Le domaine passe ensuite à leur fils Théodore de Nicolaï, pair de France, avant d’être abandonné après la Révolution de 1830.
En 1872, le château est racheté par le banquier berlinois Samuel de Haber, qui confie sa restauration à l’architecte Hippolyte Destailleur. Ce dernier, entre 1873 et 1884, redonne au château un style Louis XIII en supprimant les crépis pour révéler la brique, en surélevant les combles, et en ajoutant des ornements en zinc. Il construit également une nouvelle aile pour les appartements de maître, reliée par une galerie à l’aile ancienne, et redessine le parc à l’anglaise. Un incendie détruit cependant les communs en 1976. Au XXe siècle, la marquise Jean de Ganay, petite-fille de Samuel de Haber, rétablit un dessin de jardin à la française avec l’aide d’Achille Duchêne, créant notamment le bassin du fer à cheval et la fontaine d’Aréthuse, surmontée d’une statue de Claude Poirier (1711).
Pendant la Première Guerre mondiale, le château abrite un hôpital auxiliaire de 80 lits pour les blessés militaires (HASSBM n°21). Classé monument historique depuis le 27 juin 1983, le domaine inclut le parc avec ses pièces d’eau, ses douves, et un ancien moulin à foulon. Le parc, labellisé « jardin remarquable », mêle aujourd’hui des influences françaises, anglaises et japonaises, témoignant de ses multiples transformations.
Le château de Courances a également servi de décor à plusieurs productions cinématographiques et télévisuelles. En 1962, Henri Decoin y tourne Le Masque de Fer pour représenter la résidence de Mazarin. Plus récemment, il apparaît dans Molière (2007) de Laurent Tirard, la série Nicolas Le Floch (2015), Le Sens de la fête (2016), et l’épisode 4 de la partie 3 de Lupin (2023) sur Netflix, où il incarne le château de Thoiry. Ces tournages soulignent son attrait architectural et paysager, perçu comme l’un des plus beaux ensembles patrimoniaux d’Île-de-France.
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