Concours des Forges de Strasbourg 1928 (≈ 1928)
Lancement du concours pour logements métalliques.
1929-1930
Construction des 500 maisons
Construction des 500 maisons 1929-1930 (≈ 1930)
Réalisées pour les chemins de fer.
30 juillet 2012
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 30 juillet 2012 (≈ 2012)
Protection officielle de la maison.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison en totalité (cad. AD 34) : inscription par arrêté du 30 juillet 2012
Personnages clés
Adrien Brelet - Architecte
Concepteur de la maison métallique.
André Le Donné - Architecte
Co-concepteur du projet.
Oscar Nitzchké - Architecte
Co-auteur de la maison.
Origine et histoire
La Maison métallique type 4 G des Forges de Strasbourg est un édifice emblématique du 2e quart du XXe siècle, situé au 10 rue de l'Industrie, dans la commune du Grand-Quevilly (Seine-Maritime, Normandie). Ce logement préfabriqué en métal, conçu pour être économique, a été réalisé par la société des Forges de Strasbourg, un acteur industriel majeur de l’époque. Il s’inscrit dans une série de 500 maisons similaires construites entre 1929 et 1930 pour l’administration des chemins de fer de l’État, notamment à Nantes, Le Mans, Thouars et Rouen.
Ce projet est né d’un concours lancé en 1928 par les Forges de Strasbourg pour la production de logements métalliques en série. La maison du Grand-Quevilly, conçue par les architectes Adrien Brelet, André Le Donné et Oscar Nitzchké, illustre cette innovation industrielle. Sa structure métallique, ses façades en tôles ondulées peintes en vert (couleur des voitures voyageurs et locomotives à vapeur), ainsi que ses éléments intérieurs et extérieurs d’origine (portes, volets roulants métalliques) sont restés intacts.
La maison a été inscrite aux monuments historiques par arrêté du 30 juillet 2012, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Elle témoigne d’une période où l’industrialisation et la préfabrication ont révolutionné l’habitat, notamment pour les travailleurs des chemins de fer. Son agencement intérieur, centré autour d’une salle de distribution, reflète une conception fonctionnelle adaptée aux besoins des familles cheminotes.
Propriété d’un établissement public de l’État, ce monument conserve aujourd’hui son authenticité, tant dans son gros œuvre (ossature métallique, poutres) que dans son second œuvre (éléments de menuiserie métallique). Il constitue un exemple rare et préservé de l’architecture industrielle appliquée à l’habitat social au début du XXe siècle.