Ouverture du musée 5 juin 1882 (≈ 1882)
Inauguration par Arthur Meyer et Alfred Grévin.
1883
Arrivée de Gabriel Thomas
Arrivée de Gabriel Thomas 1883 (≈ 1883)
Financier structurant le développement du musée.
1889
Création de *La Mort de Marat*
Création de *La Mort de Marat* 1889 (≈ 1889)
Figure emblématique toujours exposée.
1908
Inauguration du Palais des Mirages
Inauguration du Palais des Mirages 1908 (≈ 1908)
Attraction utilisant des illusions d'optique.
1964
Inscription du théâtre Grévin
Inscription du théâtre Grévin 1964 (≈ 1964)
Protection des éléments historiques (rideau, relief).
1999
Rachat par le Groupe Parc Astérix
Rachat par le Groupe Parc Astérix 1999 (≈ 1999)
Changement de propriété et recentrage.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le passage lui-même ; les façades et les toitures des immeubles sis 10, 12, boulevard Montmartre et 9, rue de la Grange-Batelière comportant les deux entrées du passage : inscription par arrêté du 7 juillet 1974, modifié par arrêté du 26 novembre 2012
Personnages clés
Arthur Meyer - Fondateur et directeur de journal
Initiateur du projet en 1881.
Alfred Grévin - Sculpteur et caricaturiste
Créateur des premières figures de cire.
Gabriel Thomas - Financier et mécène
Développeur du musée (1883–1999).
Émile Reynaud - Inventeur des pantomimes lumineuses
Première projection animée en 1892.
Marie Tussaud - Pionnière des musées de cire
Inspiration directe pour Grévin.
Stéphane Bern - Président de l’Académie Grévin
Sélectionne les nouvelles personnalités depuis 2001.
Origine et histoire
Le musée Grévin trouve ses racines dans une tradition ancienne de représentation en cire des personnalités royales et historiques. Dès le XVIIe siècle, des artistes comme Antoine Benoist créent des masques funéraires en cire, popularisant les « cabinets de cire ». Au XVIIIe siècle, Philippe Curtius, aidé de Marie Tussaud, expose des figures royales au Palais-Royal. Après la Révolution, Tussaud émigre à Londres et y fonde en 1835 son célèbre musée, inspirant plusieurs tentatives parisiennes éphémères au XIXe siècle, comme le musée Hartkoff (1865) ou le Musée français de Jules Talrich (1867), sans succès durable.
Le musée Grévin naît en 1881 de l’initiative d’Arthur Meyer, directeur du journal Le Gaulois, souhaitant donner un visage aux personnalités de l’actualité, à une époque où la photographie reste rare dans la presse. Il s’associe au sculpteur Alfred Grévin, déjà caricaturiste pour son journal, pour créer des statues en cire. Le musée ouvre le 5 juin 1882 et connaît un succès immédiat. En 1883, Gabriel Thomas, financier à l’origine de la tour Eiffel, reprend le projet, structurant son développement jusqu’en 1999. Le musée s’enrichit rapidement de décors baroques, d’un théâtre (1884), et du Palais des Mirages (1908), tout en intégrant des innovations comme les pantomimes lumineuses d’Émile Reynaud en 1892.
Le musée évolue avec son époque, passant de 200 à plus de 2 000 figures créées depuis 1882, renouvelées selon l’actualité. Des scènes historiques (Révolution française, Napoléon) côtoient des célébrités modernes, tandis que des succursales voient le jour en France (Lourdes, Mont-Saint-Michel) et à l’étranger (Montréal, Prague, Séoul) entre les années 1970 et 2010. En 2001, l’Académie Grévin, présidée par Stéphane Bern, est créée pour sélectionner les nouvelles personnalités exposées. Le musée, toujours privé, reste un lieu emblématique du divertissement parisien, mêlant art, histoire et technologie.
Le théâtre Grévin, inscrit aux monuments historiques en 1964, abrite un rideau de scène peint par Jules Chéret et un haut-relief d’Antoine Bourdelle. Le musée, situé au 10 boulevard Montmartre, attire chaque année des centaines de milliers de visiteurs. Son atelier, où sont fabriquées les statues (34 kg de cire et 22 litres de peinture par personnage), perpétue un savoir-faire artisanal impliquant sculpteurs, peintres et costumiers. Certaines figures historiques, comme La Mort de Marat (1889), sont exposées depuis plus d’un siècle.
Le musée a également essaimé à travers des projets éphémères, comme une péniche sillonnant les canaux du Nord de la France (1950–1958) ou des annexes au Forum des Halles (1981–1996). Malgré des fermetures (Prague en 2018, Montréal en 2021), la marque Grévin perdure, avec des ouvertures récentes comme Chaplin’s World en Suisse (2016). Les statues retirées, comme celles de Georges Marchais ou Valéry Giscard d’Estaing, sont conservées dans un entrepôt, témoignant de l’évolution des célébrités et de la mémoire collective.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis