Inscription monument historique 6 février 1981 (≈ 1981)
Église et peintures murales protégées.
1979-1982
Restauration des peintures
Restauration des peintures 1979-1982 (≈ 1981)
Découverte et rénovation des fresques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (ancienne) du hameau Saint-Paul, y compris les peintures murales (cad. B 142) : inscription par arrêté du 6 février 1981
Personnages clés
Famille Gaspard - Bienfaiteurs de la chapelle
Enterrés sur place, blason présent.
Saint Blaise - Saint patron du bétail
Célébré le 3 février.
Saint Paul - Saint éponyme du hameau
Fête le 25 janvier.
Origine et histoire
L’église Notre-Dame-du-Son de Saint-Paul, située dans le hameau éponyme de la commune de Lacenas (Rhône), date de la seconde moitié du XIIe siècle, avec des rénovations majeures au XVIe siècle. Son architecture romane se distingue par une façade ornée d’arcs aveugles, un clocher reconstruit au XIVe siècle, et des meurtrières suggérant une fonction défensive. Le portail et les consoles du chœur, de style flamboyant (XVe siècle), contrastent avec l’abside en cul-de-four, éclairée par des fenêtres dont une aveugle pour se protéger du froid. L’édifice abritait aussi des fonts baptismaux du XIIe siècle, sculptés de masques naïfs, classés monuments historiques dès 1942.
Les peintures murales, redécouvertes en 1979 et restaurées entre 1980 et 1982, dateraient de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle. Elles illustrent des scènes bibliques comme l’enfance du Christ (Annonciation, Nativité, Adoration des Mages), le Jugement dernier (avec anges trompettistes et morts ressuscitant), et des médaillons d’apôtres (Saint Luc, Saint Paul, Saint Jean). L’abside représentait autrefois le Christ entouré des symboles des Évangélistes (taureau, lion, homme, aigle), partiellement effacés. Une litre funéraire honore la famille Gaspard, bienfaitrice enterrée dans l’église, dont le blason subsiste.
L’église était un lieu de pèlerinage lié à Saint Blaise (3 février, protecteur du bétail) et à la conversion de Saint Paul (25 janvier). Une pierre d’angle striée, grattée par les fidèles, fournissait une poudre réputée miraculeuse : mélangée à de l’eau ou des plantes, elle guérissait les malades ou protégeait le bétail. Ces pratiques reflètent les croyances populaires médiévales autour du sacré transférable. L’ensemble (église et peintures) a été inscrit aux monuments historiques le 6 février 1981.
Les sources archéologiques et historiques soulignent son rôle dans la vie religieuse et sociale du Beaujolais, entre culte, protection des troupeaux, et art roman tardif. Les modifications successives (clocher, portail flamboyant) témoignent de son évolution sur quatre siècles, tandis que les peintures offrent un rare exemple d’iconographie médiévale préservée en Auvergne-Rhône-Alpes.
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