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Frise chronologique
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
990
Première mention écrite
Première mention écrite 990 (≈ 990)
Acte attestant l'existence du pont.
entre 1150 et 1250
Construction estimée
Construction estimée entre 1150 et 1250 (≈ 1250)
Période probable de sa construction médiévale.
1536
Remise en service
Remise en service 1536 (≈ 1536)
Décision des États généraux du Languedoc.
1683
Effondrement partiel
Effondrement partiel 1683 (≈ 1683)
Une arche emportée par une crue.
1862
Classement monument historique
Classement monument historique 1862 (≈ 1862)
Protection officielle des vestiges.
1904
Nouveau dommage
Nouveau dommage 1904 (≈ 1904)
Une arche emportée par une crue.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont romain (restes) : classement par liste de 1862
Personnages clés
Tibère, Modeste et Florence - Martyrs locaux
Reliques vénérées par les pèlerins.
Origine et histoire
Le pont de Saint-Thibéry, bien que souvent qualifié de « romain », est très probablement un ouvrage médiéval construit entre 1150 et 1250. Son attribution à la voie Domitienne reste hypothétique, car le tracé exact de cette route antique dans la région n’est pas confirmé. Une théorie suggère que la Grand-Rue de la vieille ville pourrait correspondre à l’itinéraire romain, impliquant un franchissement de l’Hérault plus au nord. La première mention écrite du pont date de 990, et il servait notamment aux pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui s’y arrêtaient pour vénérer les reliques des martyrs Tibère, Modeste et Florence.
Le pont, construit en pierre volcanique du mont Ramus, comportait initialement neuf arches, dont quatre subsistent aujourd’hui. Son architecture, avec avant-becs et arrière-becs, rappelle celle des ponts romains, bien que sa construction soit médiévale. Souvent endommagé par les crues de l’Hérault, il s’effondra partiellement en 1683 après qu’une arche fut emportée, coupant définitivement la via Domitia à cet endroit. Un nouveau pont, bâti en 1618 entre Montagnac et Pézenas, le rendit obsolète. Classé monument historique en 1862, il reste un témoignage des défis posés par les inondations dans la région.
Proche du pont se trouve le « moulin à Bled », daté du XIe siècle, soulignant l’importance économique et stratégique de ce secteur autour de l’Hérault. Les États généraux du Languedoc tentèrent en 1536 de le remettre en service, mais les crues répétées, comme celle de 1904 qui emporta une nouvelle arche, en firent un symbole de la vulnérabilité des infrastructures face aux caprices du fleuve. Aujourd’hui, ses vestiges illustrent à la fois l’ingéniosité médiévale et les limites des techniques de l’époque.
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