Achèvement de la voie antonine 145 (≈ 145)
Voie Alba-Nîmes tracée sous Antonin le Pieux.
1717
Ajout de la croix
Ajout de la croix 1717 (≈ 1717)
Surmontée d’une croix de pierre.
3 septembre 1974
Classement monument historique
Classement monument historique 3 septembre 1974 (≈ 1974)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Borne milliaire romaine avec la croix du XVIIIe siècle qui la surmonte (cad. C 1) : inscription par arrêté du 3 septembre 1974
Personnages clés
Antonin le Pieux - Empereur romain
Commanditaire de la voie antonine en 145.
Origine et histoire
La borne milliaire de Vagnas est un vestige romain du IIe siècle, implanté sur la voie dite « antonine » reliant Alba-la-Romaine à Nîmes. Tracée sous l’empereur Antonin le Pieux et achevée en 145, cette voie stratégique reliait des cités majeures comme Alba, alors centre urbain important. La borne, gravée du numéro XXXI, indique le 31e mille (environ 46 km) depuis Alba. Son emplacement originel près du Monastier reste incertain, mais son déplacement au XVIIIe siècle, lors de la construction de la route actuelle, est probable. La présence d’une croix ajoutée en 1717 a évité son réemploi, pratique courante pour les pierres anciennes.
La borne se distingue par sa double temporalité : un socle romain en calcaire et une croix de pierre du premier quart du XVIIIe siècle. Son inscription au titre des monuments historiques en 1974 souligne son importance patrimoniale. Bien que le tracé exact de la voie antonine à Vagnas ne soit pas établi, des indices topographiques, comme les ruines du Monastier accessibles par un chemin voisin, suggèrent son passage à proximité. Aujourd’hui située à l’intersection de la RN 579 et du chemin de la Rochette, elle appartient à la commune et témoigne à la fois de l’ingénierie romaine et des pratiques chrétiennes locales postérieures.
Cette borne illustre aussi les mutations paysagères : initialement jalon routier impérial, elle devient un symbole religieux après 1717, puis un objet patrimonial protégé. Son état de conservation et sa localisation approximative (notée 5/10 en précision) reflètent les défis de préservation des vestiges antiques en milieu rural. Les sources, comme le Corpus Inscriptionum Latinarum (CIL 17-02, 00201), confirment son authenticité, tandis que des outils modernes, tels le Digital Atlas of the Roman Empire, aident à contextualiser son rôle dans le réseau viaire galloromain.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis