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Eglise paroissiale Saint-Jean-Baptiste de Conat dans les Pyrénées-Orientales

Pyrénées-Orientales

Eglise paroissiale Saint-Jean-Baptiste de Conat

    1 Terrain des Loisirs Michel Honguer
    66500 Conat
Eglise paroissiale Saint-Jean-Baptiste de Conat
Eglise paroissiale Saint-Jean-Baptiste de Conat
Crédit photo : Primoc - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1900
2000
1175
Première mention indirecte
1186
Première citation nominale
XIIe siècle
Construction de l’édifice
30 septembre 1911
Classement du linteau
22 juillet 1983
Classement des retables
19 novembre 1985
Inscription de l’église
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise paroissiale Saint-Jean-Baptiste de Conat (cad. AB 121) : inscription par arrêté du 19 novembre 1985

Personnages clés

Pierre (anonyme) - Fondateur présumé Mentionné dans l’inscription du linteau (XIIe).
Chapelain de 1175 - Témoin historique Première trace écrite liée à l’église.

Origine et histoire

L'église Saint-Jean-Baptiste de Conat, mentionnée pour la première fois en 1175 via son chapelain, est citée sous son nom actuel en 1186 (Sancti Johannis de Chonato). Construite au XIIe siècle sur les fondations d’une église du XIe siècle, elle conserve un linteau gravé d’une inscription commémorative en latin, classée monument historique dès 1911. Son architecture romane atypique inclut une orientation nord-ouest/sud-est, des chapelles intérieures creusées dans l’épaisseur des murs, et un décor lombard (arcatures et modillons) sur le chevet et le mur nord.

L’édifice, inscrit monument historique en 1985, combine deux types d’appareil : des blocs de marbre ocré soigneusement taillés pour la majorité des murs, et des moellons de schiste pour le mur sud, moins visible. Le portail, surmonté d’un linteau et d’un tympan monolithes, porte une inscription dédiée à un certain Pierre (peut-être le commanditaire ou un donateur). À l’intérieur, la nef unique, prolongée par un chevet semi-circulaire, abrite deux retables du XVIIe siècle classés, dont celui du maître-autel représentant la décollation de saint Jean-Baptiste.

Le clocher, ajouté postérieurement, repose probablement sur les vestiges d’une tour du XIe siècle. L’église, dépendant du diocèse de Perpignan-Elne, illustre l’adaptation de l’art roman catalan aux contraintes topographiques des Pyrénées. Son mobilier comprend aussi une cuve baptismale monolithe et une tribune du XVIIe siècle, témoignant de son évolution au fil des siècles.

Située à l’entrée du village de Conat, en vallée encaissée, l’église domine le confluent de l’El Callau et de la rivière d’Urbanya. Son isolement géographique, accessible par une route étroite, a préservé son caractère authentique. Les arcatures lombardes et la frise en dents-de-scie du chevet soulignent son appartenance à l’école romane roussillonnaise, marquée par des influences catalanes.

Les deux retables classés en 1983 – celui de la Vierge (statue de Vierge à l’Enfant) et celui du maître-autel (triptyque avec saints Jacques et Pierre) – reflètent la richesse artistique post-médiévale de la région. L’inscription du linteau, HANC PETRUS A PETRA..., évoque une béatitude divine liée à la fondation, sans que l’identité précise de Pierre soit confirmée par les sources.

Liens externes