Première mention indirecte 1175 (≈ 1175)
Chapelain cité comme témoin dans un acte.
1186
Première citation nominale
Première citation nominale 1186 (≈ 1186)
Église nommée *Sancti Johannis de Chonato*.
XIIe siècle
Construction de l’édifice
Construction de l’édifice XIIe siècle (≈ 1250)
Sur bases d’une église du XIe siècle.
30 septembre 1911
Classement du linteau
Classement du linteau 30 septembre 1911 (≈ 1911)
Inscription commémorative protégée.
22 juillet 1983
Classement des retables
Classement des retables 22 juillet 1983 (≈ 1983)
Retables du XVIIe siècle protégés.
19 novembre 1985
Inscription de l’église
Inscription de l’église 19 novembre 1985 (≈ 1985)
Protection globale du monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale Saint-Jean-Baptiste de Conat (cad. AB 121) : inscription par arrêté du 19 novembre 1985
Personnages clés
Pierre (anonyme) - Fondateur présumé
Mentionné dans l’inscription du linteau (XIIe).
Chapelain de 1175 - Témoin historique
Première trace écrite liée à l’église.
Origine et histoire
L'église Saint-Jean-Baptiste de Conat, mentionnée pour la première fois en 1175 via son chapelain, est citée sous son nom actuel en 1186 (Sancti Johannis de Chonato). Construite au XIIe siècle sur les fondations d’une église du XIe siècle, elle conserve un linteau gravé d’une inscription commémorative en latin, classée monument historique dès 1911. Son architecture romane atypique inclut une orientation nord-ouest/sud-est, des chapelles intérieures creusées dans l’épaisseur des murs, et un décor lombard (arcatures et modillons) sur le chevet et le mur nord.
L’édifice, inscrit monument historique en 1985, combine deux types d’appareil : des blocs de marbre ocré soigneusement taillés pour la majorité des murs, et des moellons de schiste pour le mur sud, moins visible. Le portail, surmonté d’un linteau et d’un tympan monolithes, porte une inscription dédiée à un certain Pierre (peut-être le commanditaire ou un donateur). À l’intérieur, la nef unique, prolongée par un chevet semi-circulaire, abrite deux retables du XVIIe siècle classés, dont celui du maître-autel représentant la décollation de saint Jean-Baptiste.
Le clocher, ajouté postérieurement, repose probablement sur les vestiges d’une tour du XIe siècle. L’église, dépendant du diocèse de Perpignan-Elne, illustre l’adaptation de l’art roman catalan aux contraintes topographiques des Pyrénées. Son mobilier comprend aussi une cuve baptismale monolithe et une tribune du XVIIe siècle, témoignant de son évolution au fil des siècles.
Située à l’entrée du village de Conat, en vallée encaissée, l’église domine le confluent de l’El Callau et de la rivière d’Urbanya. Son isolement géographique, accessible par une route étroite, a préservé son caractère authentique. Les arcatures lombardes et la frise en dents-de-scie du chevet soulignent son appartenance à l’école romane roussillonnaise, marquée par des influences catalanes.
Les deux retables classés en 1983 – celui de la Vierge (statue de Vierge à l’Enfant) et celui du maître-autel (triptyque avec saints Jacques et Pierre) – reflètent la richesse artistique post-médiévale de la région. L’inscription du linteau, HANC PETRUS A PETRA..., évoque une béatitude divine liée à la fondation, sans que l’identité précise de Pierre soit confirmée par les sources.
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