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Tour de la Croix des Pechs à Sarlat-la-Canéda en Dordogne

Tour de la Croix des Pechs


    24200 Sarlat-la-Canéda
Propriété privée Propriété Privée. Accès interdit au public.

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
XVIIe siècle
Modifications majeures
19 avril 1961
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour de la Croix des Pechs (cad. D 556) : inscription par arrêté du 19 avril 1961

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage cité Sources ne mentionnent aucun acteur historique

Origine et histoire

La Tour de la Croix des Pechs, située à Sarlat-la-Canéda, présente une structure architecturale proche de la lanterne des morts de la même ville. Construite principalement aux XIIe et XVIIe siècles, elle se distingue par son toit composé de pierres de taille séparées par des bourrelets saillants. À l’origine, son sommet aurait pu adopter une forme conique en pain de sucre, aujourd’hui disparue. L’intérieur révèle des ouvertures murales carrées, trop grandes pour des colombiers, suggérant plutôt des niches de rangement. Un plancher en bois divisait autrefois les étages, tandis que les portes et fenêtres, ainsi que la colonnade partielle du couronnement, datent du XVIIe siècle.

L’usage exact de la tour reste débattu : la tradition évoque un ermitage, mais sa proximité avec un cimetière et sa forme typique orientent vers une fonction de lanterne des morts, monument funéraire médiéval destiné à guider les âmes par des lumières. Les modifications du XVIIe siècle (portes, fenêtres, colonnade) indiquent une réappropriation ultérieure, peut-être liée à un changement de vocation. Classée Monument Historique en 1961, la tour est aujourd’hui une propriété privée inaccessible au public, préservant son mystère.

Les similitudes constructives avec la lanterne des morts de Sarlat — comme l’assemblage des pierres du toit — renforcent l’hypothèse d’un lien funéraire. L’absence de sources écrites contemporaines laisse cependant planer des incertitudes sur sa fonction initiale. Les petits placards muraux et l’absence de traces d’aménagements domestiques (comme une cheminée) ébranlent partiellement la théorie de l’ermitage, bien que la tradition orale la perpétue.

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