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Château du Repaire à Saint-Aubin-de-Nabirat en Dordogne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château fort

Château du Repaire à Saint-Aubin-de-Nabirat

    D46
    24250 Saint-Aubin-de-Nabirat
Propriété d'une société privée
Château du Repaire à Saint-Aubin-de-Nabirat
Château du Repaire à Saint-Aubin-de-Nabirat
Château du Repaire à Saint-Aubin-de-Nabirat
Château du Repaire à Saint-Aubin-de-Nabirat
Crédit photo : Michel Chanaud - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
4e quart XVIe siècle
Reconstruction du château
XVIIe siècle
Achèvement des travaux
19 septembre 2003
Inscription Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château en totalité avec ses ailes, tours, courtines, fossés (cad. B 732) et sa terrasse nord (cad. B 731) : inscription par arrêté du 19 septembre 2003

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage cité Sources insuffisantes pour identifier des acteurs historiques.

Origine et histoire

Le château du Repaire, situé à Saint-Aubin-de-Nabirat en Dordogne, est une imposante demeure d’origine médiévale, entièrement reconstruite entre la fin du XVIe siècle et le XVIIe siècle. Dominant la vallée du Céou, il se compose de deux corps de logis perpendiculaires encadrant une cour close, renforcée par des murailles et des tours. Ce monument, classé aux Monuments Historiques, reflète l’architecture défensive et résidentielle de son époque, bien que son état se soit dégradé après des périodes d’abandon et de pillage.

Le château, aujourd’hui propriété d’une société privée, fait l’objet d’un projet de sauvetage pour préserver ses éléments remarquables : ailes, tours, courtines et fossés, protégés depuis un arrêté d’inscription en 2003. Bien que son histoire précise et ses anciens propriétaires restent mal documentés dans les sources disponibles, sa structure illustre l’évolution des résidences seigneuriales en Périgord, entre fonction militaire et habitat noble. La terrasse nord, également protégée, souligne l’importance paysagère du site, lié à son environnement naturel.

À l’époque de sa construction, entre le dernier quart du XVIe siècle et le XVIIe siècle, la région du Périgord était marquée par les tensions post-Renaissance et les guerres de Religion. Les châteaux comme le Repaire jouaient un rôle double : symbole de pouvoir local pour les seigneurs, et refuge potentiel en période d’insécurité. Leur architecture mêlait souvent des éléments défensifs hérités du Moyen Âge (tours, fossés) à des aménagements plus confortables, reflétant l’évolution des modes de vie de l’aristocratie rurale.

L’abandon progressif du château, mentionné dans les sources, pourrait s’expliquer par les bouleversements socio-économiques des siècles suivants, comme la Révolution française ou l’exode rural, qui ont affecté de nombreuses résidences seigneuriales. Son sauvetage actuel s’inscrit dans une dynamique contemporaine de valorisation du patrimoine, où des acteurs privés ou associatifs restaurent ces édifices pour les ouvrir au public ou leur donner une nouvelle vocation (tourisme, événements).

Liens externes