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Hôtel de ville de Montdidier dans la Somme

Patrimoine classé
Patrimoine urbain
Hôtel de ville

Hôtel de ville de Montdidier

    5 Place du Général de Gaulle 
    80500 Montdidier
Propriété de la commune
Hôtel de ville de Montdidier
Hôtel de ville de Montdidier
Hôtel de ville de Montdidier
Hôtel de ville de Montdidier
Hôtel de ville de Montdidier
Hôtel de ville de Montdidier
Hôtel de ville de Montdidier
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Hôtel de ville de Montdidier
Hôtel de ville de Montdidier
Hôtel de ville de Montdidier
Hôtel de ville de Montdidier
Hôtel de ville de Montdidier
Crédit photo : Markus3 (Marc ROUSSEL) - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1900
2000
1195
Charte communale de Philippe Auguste
1918
Destruction pendant la Bataille de Montdidier
1927-1930
Construction de l’hôtel de ville actuel
14 octobre 2003
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'hôtel de ville en totalité (cad. AI 116) : inscription par arrêté du 14 octobre 2003

Personnages clés

Charles Duval - Architecte Co-concepteur du bâtiment Art déco.
Emmanuel Gonse - Architecte Co-auteur des plans avec Duval.
Raymond Couvègnes - Sculpteur (grand prix de Rome 1932) Auteur des frises et sculptures.
Maurice Pico - Peintre Créateur des fresques intérieures.
Philippe Auguste - Roi de France (1180-1223) Octroya la charte communale en 1195.

Origine et histoire

L’hôtel de ville de Montdidier, construit entre 1927 et 1930, remplace sept édifices précédents détruits au fil des siècles, dont le dernier rasé en 1918 lors de la Bataille de Montdidier pendant la Première Guerre mondiale. Ce bâtiment de style Art déco, classé monument historique en 2003, incarne la reconstruction d’après-guerre avec une architecture mêlant néo-régionalisme flamand et modernité, marquée par des briques surcuites et des pignons à redents. Ses fondations, profondes de dix-huit mètres, soulignent l’ambition de pérennité après les destructions subies.

Les architectes Charles Duval et Emmanuel Gonse ont conçu un édifice symbolique, orné de sculptures de Raymond Couvègnes (grand prix de Rome 1932) et de peintures de Maurice Pico. La façade présente quatre frises en ciment moulé allégorisant les sciences, les arts, l’industrie et le commerce, tandis que les fenêtres du rez-de-chaussée sont surmontées de divinités évoquant la richesse agricole du Santerre. Au-dessus de l’entrée, les armoiries municipales et la devise latine Urbs cultissima (la ville la plus cultivée) rappellent l’héritage intellectuel de Montdidier.

À l’intérieur, la salle d’honneur illustre la résilience locale : une fresque de Pico représente une jeune femme tenant la charte communale de 1195 (octroyée par Philippe Auguste), entourée de motifs évoquant l’eau, la famille, et le passé fortifié de la ville. Le beffroi, haut de 48 mètres, abrite des jacquemarts, dont Jean Duquesne, jaquemart en bois de 1875 rescapé de la destruction de 1918. Ces éléments artistiques, combinés à un lustre en fer forgé d’une tonne, font de l’hôtel de ville un témoignage majeur de l’Art déco et de la mémoire reconstructionniste.

Classé en totalité par arrêté du 14 octobre 2003, l’édifice appartient à la commune et figure parmi les beffrois emblématiques de Picardie. Son escalier d’honneur, aux rampes en fer forgé et aux peintures arabisantes, célèbre les liens de Montdidier avec son territoire rural et son histoire médiévale, comme en témoigne la légende de Didier, roi des Lombards, supposément emprisonné sur place au VIIIe siècle. Ces récits, mêlés aux symboles républicains (comme le buste de Marianne), ancrent le monument dans une double identité : locale et nationale.

Liens externes