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Château de Grateloup à Saint-Sauveur en Dordogne

Dordogne

Château de Grateloup

    88 Route de Grateloup
    24520 Saint-Sauveur
Propriété privée
Crédit photo : Dominique Robert Repérant - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1460
Première mention du lieu
vers 1590
Construction du corps central
1696
Mariage de Timothée de Bacalan
1718
Vente à David d’Alba
1792-1824
Résidence de Maine de Biran
1880
Construction de la chapelle
24 mars 1997
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château et du châtelet d'entrée (cad. B 8) : inscription par arrêté du 24 mars 1997

Personnages clés

Raymond de Faure de Lussas - Seigneur et constructeur Bâtit le corps central vers 1590
Timothée de Bacalan - Seigneur et agrandisseur Ajoute deux ailes au XVIIe siècle
Joseph Deville - Propriétaire et conseiller Ajoute une aile au XVIIIe siècle
Maine de Biran - Philosophe et homme politique Résida au château (1792-1824)
Félix Maine de Biran - Héritier et réorganisateur Modifia le corps de logis
Éléonore Maine de Biran - Dernière héritière directe Fait construire la chapelle en 1880

Origine et histoire

Le château de Grateloup, implanté à Saint-Sauveur dans le Périgord noir (Dordogne), trouve ses origines dans une mention de 1460 sous le nom « Terr. voc. de Ostra Lop ». Une maison forte y précédait l’actuel château, dont le porche à mâchicoulis et le mur d’enceinte pourraient être des vestiges réaménagés au XVIIe siècle. La seigneurie appartenait initialement à la famille de Faure, avec Raymond de Faure de Lussas, écuyer, qui fit construire le corps central vers 1590. Après des alliances matrimoniales sans descendance, la propriété passa aux Bacalan, famille protestante de Castres, qui agrandirent le domaine au XVIIe siècle.

Au XVIIIe siècle, le château changea plusieurs fois de mains : vendu en 1718 à David d’Alba, puis en viager à Joseph Deville, conseiller en Martinique, qui y ajouta une aile. La seigneurie revint ensuite à la famille Deville, dont Jeanne Rose Deville, mariée à Pierre Daniel Robert de Taillefer, transmit le domaine à son neveu, Maine de Biran. Ce dernier, philosophe et homme politique, y vécut entre 1792 et 1824 après avoir quitté Paris pendant la Révolution. Il fit réaménager le château, où son fils Félix puis sa petite-fille Éléonore, mariée à Pierre-Jules Savy, poursuivirent les transformations, incluant la construction d’une chapelle en 1880.

Architecturalement, le château se compose d’un corps de logis central encadré de deux pavillons, entouré de communs et d’une chapelle. Le site, dominant le vallon du Caudeau, est accessible par une allée de platanes centenaires. L’aile sud, aujourd’hui disparue, complétait autrefois l’ensemble. Le château et son châtelet d’entrée sont inscrits aux monuments historiques depuis 1997, tandis que le site environnant l’est depuis 1973. La bibliothèque du pavillon oriental conserve encore le bureau du philosophe Maine de Biran, témoin de son héritage intellectuel.

Liens externes