Origine et histoire du Château de Monthelie
Le château de Monthelie, situé en Bourgogne-Franche-Comté, est un édifice des XVIe et XVIIIe siècles, marqué par une toiture en tuiles vernissées typiques de la région. Associé à un domaine viticole de 10 hectares sur la route des Grands Crus, il fut inscrit aux monuments historiques en 1988. Propriété de la famille de Suremain depuis plusieurs siècles, il incarne l’héritage viticole et architectural bourguignon.
La seigneurie de Monthelie, dépendante de l’abbaye de Cluny du Xe au XVe siècle, fut donnée en 1078 par Hugues Ier de Bourgogne. En 1722, l’apothicaire François Fromageot l’acquit et la transmit à sa fille Jeanne, épouse de François Brunet d’Antheuil. Le château, reconstruit en 1746, resta dans la famille Brunet de Monthelie pendant 150 ans, puis passa aux Suremain, Drouas, Du Chézaud, et Surget, avant de revenir aux Suremain au XXe siècle.
Le domaine, exploité depuis 1978 par Éric de Suremain, produit des vins issus de cépages bourguignons (pinot noir, chardonnay) sur 10,7 hectares, dont des parcelles classées en Premier Cru. Converti à la biodynamie en 1996, il perpétue une tradition viticole remontant à l’époque médiévale, tout en préservant un patrimoine architectural remarquable, incluant une tour carrée, une cuverie, et des dépendances classées.
Le château, de plan en « U », présente des façades en maçonnerie enduite, des toits brisés couverts de tuiles plombifères, et des lucarnes en arc segmentaire. Son portail d’entrée, orné de piliers en pierre et d’une grille en fer forgé, ainsi que son puits à margelle carrée, témoignent de son prestige. L’ensemble, incluant la salle à manger du XVIIIe siècle et son décor, fut protégé par arrêté ministériel en 1988.