Crédit photo : Tuyra (http://leportailferroviaire.free.fr) - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
20 septembre 1852
Inauguration de la gare
Inauguration de la gare 20 septembre 1852 (≈ 1852)
Accueil des premiers trains vers Angoulême.
juillet 1853
Arrivée des trains de Paris
Arrivée des trains de Paris juillet 1853 (≈ 1853)
Première liaison Paris-Bordeaux opérationnelle.
25 août 1860
Inauguration du pont Garonne
Inauguration du pont Garonne 25 août 1860 (≈ 1860)
Liaison ferroviaire avec la gare Saint-Jean.
1950
Effondrement de la halle
Effondrement de la halle 1950 (≈ 1950)
Perte d'un élément architectural majeur.
1951
Fin du trafic passagers
Fin du trafic passagers 1951 (≈ 1951)
Désaffectation progressive du site.
5 décembre 1984
Classement monument historique
Classement monument historique 5 décembre 1984 (≈ 1984)
Protection des façades et décors intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures de la gare et salles d'attente de l'aile nord avec leur décor ; les façades et toitures de l'ancienne remise des voitures et du bureau des douanes (cad. AV 6) : inscription par arrêté du 5 décembre 1984
Personnages clés
M. Darru - Architecte
Concepteur des plans de la gare.
Pépin-le-Haleur - Ingénieur
Collaborateur sur le projet architectural.
Origine et histoire
La gare de Bordeaux-Bastide, anciennement gare d'Orléans, a été inaugurée le 20 septembre 1852 pour accueillir le chemin de fer Paris-Bordeaux. Située quai des Queyries dans le quartier de la Bastide, elle marquait le point kilométrique 581,7 de la ligne de Lormont à Bordeaux-Bastide. Son architecture néo-classique, conçue par l'architecte Darru et l'ingénieur Pépin-le-Haleur, en fait un exemple typique des gares tête de ligne du XIXe siècle, avec un plan en U et une façade ornée de pavillons d'angle et d'une demi-rosace.
Dès son ouverture, la gare a joué un rôle clé dans le réseau ferroviaire français. En 1853, elle accueillit les premiers trains en provenance de Paris, et en 1860, le pont sur la Garonne (appelé passerelle Eiffel) permit une liaison avec la gare Saint-Jean. Cependant, dès 1861, une partie de son trafic passager fut transférée vers cette dernière, réduisant son importance. La gare conserva un trafic local jusqu'en 1951, avant d'être abandonnée en 1990 après la destruction de sa halle métallique en 1950.
Le bâtiment, aujourd'hui propriété de Bordeaux Métropole, a été partiellement préservé. Ses façades, toitures, et les salles d'attente de l'aile nord (avec leur décor d'origine) sont classées monuments historiques depuis 1984. La gare marchandise adjacente, démantelée à partir de 2014, a laissé place à des infrastructures modernes, tandis que l'ancienne gare des voyageurs a été reconvertie en un espace dédié au cinéma et à la restauration, témoignant de son adaptation au patrimoine contemporain.
Son architecture reflète le néo-classicisme bordelais, avec des éléments comme des colonnes doriques, des pilastres, et des ouvertures en plein cintre. Malgré la disparition de certains éléments (statue monumentale, halle), le site reste un symbole de l'histoire ferroviaire française. La gare est également liée à des figures comme l'architecte Darru, qui a conçu ses plans entre 1851 et 1853, et l'ingénieur Pépin-le-Haleur, collaborateur sur le projet.
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