Désaffectation de l'huilerie avant 1831 (≈ 1831)
Fin de l’activité d’extraction d’huile avant 1831.
1834
Conversion en battoir à blé
Conversion en battoir à blé 1834 (≈ 1834)
Reconversion officielle par ordonnance royale le 8 juin.
vers 1860
Agrandissement et abandon
Agrandissement et abandon vers 1860 (≈ 1860)
Construction d’une aile est, puis cessation d’activité.
1985-1999
Réhabilitation et restauration
Réhabilitation et restauration 1985-1999 (≈ 1992)
Restauration de la roue, des meules et des pressoirs.
9 juillet 1997
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 9 juillet 1997 (≈ 1997)
Protection des façades, toitures et canal d’amenée.
fin 2017
Fin de l’activité meunière
Fin de l’activité meunière fin 2017 (≈ 2017)
Arrêt définitif de la production après réhabilitation.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; canal d'amenée (cad. C 126) : inscription par arrêté du 9 juillet 1997
Personnages clés
Comte de Clermont-Mont-Saint-Jean - Propriétaire au XIXe siècle
Demanda la reconversion en battoir en 1832.
Origine et histoire
L’huilerie de Fondremand, située dans le département de la Haute-Saône, était à l’origine une dépendance du moulin banal de la seigneurie locale sous l’Ancien Régime. Désaffectée en tant qu’huilerie avant 1831, elle fut reconvertie en battoir à blé en 1834, puis agrandie vers 1860 avant de cesser toute activité faute d’énergie hydraulique suffisante. Transformée en habitation à la fin du XIXe siècle, elle perdit alors ses installations d’origine, reflétant le déclin des petites industries rurales de meunerie et d’extraction d’huile.
En 1985, de nouveaux propriétaires entreprirent une réhabilitation majeure du site, restaurant le canal d’amenée et reconstruisant une roue à pales de 5 mètres de diamètre, actionnant une ribe (meule verticale) via un système d’engrenages. Ce mécanisme, typique des moulins à huile, fut complété entre 1996 et 1999 par un pressoir et une chaudière, puis par deux pressoirs supplémentaires en 2009, issus d’un moulin voisin. L’ensemble, inscrit aux Monuments Historiques en 1997 pour ses façades, toitures et canal, illustre la préservation d’un patrimoine artisanal aujourd’hui disparu.
Le bâtiment, construit en moellon de calcaire enduit, se compose de deux corps distincts : l’un abritant les parties agricoles et la roue hydraulique, l’autre servant de logement, couvert d’un toit à demi-croupe. Alimenté par la rivière Romaine, dont la source se trouve à proximité, le moulin utilisait une roue « par-dessous » de 6 mètres de diamètre, caractéristique des installations hydrauliques locales. Bien que l’activité meunière ait définitivement cessé fin 2017, le site reste ouvert à la visite, offrant un témoignage concret des techniques préindustrielles de transformation des oléagineux.
L’histoire administrative du moulin révèle son adaptation aux besoins économiques : réglementé par ordonnance royale en 1834 après la reconstruction de son barrage, il fut progressivement abandonné en raison de l’insuffisance du débit fluvial, comme en témoigne un rapport de 1860 signalant son chômage prolongé. Sa réhabilitation tardive, à partir de 1986, visait à restaurer sa fonction première, tout en intégrant des éléments patrimoniaux sauvés d’autres moulins de la région, comme ceux de Magney et Vezet. Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de valorisation des énergies renouvelables et du patrimoine industriel rural en Bourgogne-Franche-Comté.
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