Construction du tunnel de Riqueval 1801-1810 (≈ 1806)
Canal creusé pour relier les villages.
avril 1810
Inauguration du souterrain
Inauguration du souterrain avril 1810 (≈ 1810)
Mise en service officielle du tunnel.
1906
Électrification du toueur
Électrification du toueur 1906 (≈ 1906)
Remplacement de la vapeur par l’électricité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Rougaillou - Premier toueur à chevaux
Bateau-treuil actionné par des chevaux en manège.
Origine et histoire du Musée du Touage
Le Musée du Touage à Bellicourt est dédié à l’histoire du touage, une technique de remorquage des péniches utilisée dans le souterrain de Riqueval, un tunnel-canal de 5 670 mètres de long. Construit entre 1801 et 1810 et inauguré en avril 1810, ce tunnel permet au canal de Saint-Quentin de traverser les villages de Bellicourt, Bony et le Mémorial américain de Bellicourt. En raison de l’absence de ventilation suffisante, les péniches ne peuvent y naviguer qu’en étant tractées par un toueur, un bateau-treuil se fixant à une chaîne de 8 km et 96 tonnes posée au fond du canal.
À l’origine, le premier toueur, le Rougaillou, fonctionnait grâce à des chevaux actionnant un manège sur son pont. Il fut remplacé par un modèle à vapeur, puis, à partir de 1906, par un toueur électrique, résolvant le problème des fumées dans la voûte. La traversée, d’une durée de deux à trois heures à une vitesse moyenne de 2,5 km/h, permettait aux mariniers de se reposer, de partager des crêpes ou de la friture, et de jouer de la musique. Ce système, l’un des derniers au monde, reste opérationnel malgré la baisse du trafic sur le canal.
Le musée de Bellicourt présente cette technique emblématique, tandis que Voies navigables de France étudie l’installation d’une ventilation mécanique pour autoriser le passage des bateaux motorisés. Le touage de Riqueval, autrefois indispensable avec un trafic de 100 bateaux par jour, n’en accueille plus qu’une dizaine depuis l’ouverture du canal du Nord, préféré par les mariniers. Ce patrimoine industriel témoigne d’une ingénierie unique et d’un savoir-faire toujours vivant.