Construction de la saline d'Arc-et-Senans 1775-1779 (≈ 1777)
Édifiée près de la forêt de Chaux.
1788
Remplacement des canalisations
Remplacement des canalisations 1788 (≈ 1788)
Passage du bois à la fonte.
fin XVIIIe siècle
Construction du saumoduc
Construction du saumoduc fin XVIIIe siècle (≈ 1895)
Conduit de 21 km pour la saumure.
1982 et 2009
Classement UNESCO
Classement UNESCO 1982 et 2009 (≈ 2009)
Salines et vestiges protégés.
29 décembre 2009
Inscription monuments historiques
Inscription monuments historiques 29 décembre 2009 (≈ 2009)
Vestiges maçonnés du saumoduc.
2013
Création du sentier des gabelous
Création du sentier des gabelous 2013 (≈ 2013)
Parcours touristique sur l’ancien tracé.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Voir commune de : Salins-les-Bains (39)
Personnages clés
Denis François Dez - Géomètre
Concepteur du saumoduc.
Claude-Nicolas Ledoux - Architecte
Auteur de la saline d’Arc-et-Senans.
Gabelous - Douaniers du sel
Surveillaient les conduites contre les vols.
Origine et histoire
Le saumoduc de Salins-les-Bains à Arc-et-Senans, construit à la fin du XVIIIe siècle, était un conduit souterrain de 21 km conçu pour transporter la saumure depuis la saline de Salins-les-Bains (Jura) vers la saline royale d'Arc-et-Senans (Doubs). Cette dernière, édifiée entre 1775 et 1779 près de la forêt de Chaux pour pallier le manque de bois à Salins, ne possédait pas de sources salées. Le projet, dirigé par le géomètre Denis François Dez, visait à économiser les ressources en bois en concentrant la saumure via un bâtiment de graduation de 500 mètres, avant son stockage dans un réservoir de 900 m3.
Le tracé du saumoduc suivait les cours d’eau de la Furieuse et de la Loue, traversant des communes comme Rennes-sur-Loue et Port-Lesney. Initialement composé de troncs de sapins creusés, le système fut remplacé en 1788 par des canalisations en fonte pour limiter les pertes. Six « maisons de contrôle » (dont celle de Perrichon à Port-Lesney) jalonnent le parcours, surveillées par des gabelous pour lutter contre les vols de saumure par les faux-sauniers. Les vestiges maçonnés, comme la cuvette de Perrichon, sont inscrits aux monuments historiques depuis 2009.
Pendant la Première Guerre mondiale, les conduites en fonte furent démantelées pour fournir du métal aux usines d’armement. Aujourd’hui, le sentier des gabelous, aménagé en 2013, retrace ce patrimoine industriel avec 15 panneaux informatifs. Les salines de Salins-les-Bains et d’Arc-et-Senans, ainsi que les vestiges du saumoduc, sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO (1982 et 2009), témoignant de l’ingéniosité technique et économique de l’époque.
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