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Phare de Nividic

Phare de Nividic


    Ouessant
Propriété de l'Etat
Phare de Nividic
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Phare de Nividic
Phare de Nividic
Phare de Nividic
Phare de Nividic
Phare de Nividic
Crédit photo : Cribegh - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1910
Décision de construction
1912-1936
Construction du phare
1936
Première mise en service
1940
Extinction pendant la guerre
1953
Rétablissement du câble électrique
2017
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le phare de Nividic et ses deux pylônes, en totalité, y compris leurs soubassements, situés en mer d'Iroise, au large de la pointe de Pern à l'ouest de l'île d'Ouessant (Finistère), sur le domaine public maritime non cadastré, coordonnées géographiques du phare : 48°26'73,7'' N - 05°09'05,5'' W : classement par arrêté du 20 avril 2017

Personnages clés

Pigeaud - Ingénieur en chef Dirige les travaux de construction.
Montigny - Ingénieur ordinaire Collabore à la direction du chantier.
Heurté - Conducteur des travaux Responsable du chantier à Ouessant.
Quemeneur - Subdivisionnaire Propose la piste d’hélicoptère en 1958.

Origine et histoire

Le phare de Nividic, situé sur le rocher Leurvaz an Ividig au large de l’île d’Ouessant, est le premier phare entièrement automatisé jamais construit. Sa construction, décidée en 1910, s’étale de 1912 à 1936, malgré des conditions extrêmes : courants violents, récifs et inaccessibilité. Il est conçu pour fonctionner sans personnel sur place, une innovation majeure pour l’époque, avec un système d’éclairage et de sonorisation contrôlé à distance depuis le phare du Créac’h.

Les travaux, dirigés par les ingénieurs Pigeaud et Montigny, ainsi que par le conducteur Heurté, progressent lentement en raison des difficultés techniques et géographiques. Une ceinture de béton renforce finalement la base de la tour octogonale de 35,5 mètres. Le phare est équipé d’un feu électrique principal, d’un feu de secours au gaz, et d’une corne de brume alimentée par des compresseurs. Son accès est assuré par un téléphérique et une ligne électrique aérienne, soutenus par deux pylônes en béton.

Mis en service en 1936, le phare ne fonctionne que quatre ans avant d’être éteint par les troupes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale. La corrosion et le manque d’entretien entraînent la rupture des câbles en 1943, rendant le site inaccessible. Après la guerre, des tentatives de remise en service échouent jusqu’en 1953, où un nouveau câble électrique est installé. En 1958, une piste d’hélicoptère est ajoutée, révolutionnant son entretien.

Entre 1968 et 1971, le phare est rénové : la plateforme en bois est remplacée par une structure en alliage, et l’alimentation électrique est abandonnée au profit du gaz. En 1996, neuf panneaux solaires et des batteries rendent le phare autonome. Classé monument historique en 2017, il symbolise l’innovation technique et la résilience face aux défis maritimes. Aujourd’hui, il reste un point stratégique de signalisation en mer d’Iroise.

Liens externes